CARACTÈRES ANATOMIQUES, ETC
une expérience de main et de vue toute paniculière ; de plus, elle demande une étude comparée allant jusque dans les dernières ramifications de l'arbre animal. L'embryogénie de l'Homme s'apprend sur celui-ci, mais autant peut-être sur le Poulet, le Lapin; elle comporte avec elle des problèmes physiologiques intimes, tels que celui de la fécondation, qui sont de la biologie et ne sont en rien de l'anthropologie. L'embryogénie, disent MM. Tourneux et Hermann, est la branche de la biologie qui étudie le développement des êtres organisés.
Les caractères pathologiques sont abandonnés, comme il a été dit, aux médecins soit des animaux, soit des hommes, quoiqu'ils fournissent un chapitre intéressant à la distinction des races, et un autre, non moins curieux, à la comparaison de l'Homme avec les animaux. Les caractères tératologiques sont dans le même cas. Cette renonciation est du reste une question de pratique, de bonne intelligence avec ses voisins.
Caraetères physiologiques. — Ce sont des faits d'ordre dynamique, comme il a été déjà dit, pouvant au même titre que les caractères physiologiques concourir à la distinction des races et à la séparation de l'Homme et de l'animal. Ils traduisent extérieurement le fonctionnement d'un organe, d'un système ou de l'organisme en totalité. Certains ayant trait au fonctionnement d'un organe important entre tous, le cerveau ou l'axe cérébro-spinal, ou se prêtant à des vues spéciales, sont à mettre de côté. Ils se divisent au point de vue pratique en ordinaires, psychologiques, linguistiques et ethniques ou sociaux. On ne confondra pas ces caractères, qui sont des réalités objectives, avec les explications et théories physiologiques, ni avec les applications des lois obtenues par la physiologie générale. En voici quelques exemples, sous forme de tableau :