PLI SIMIEN DE LA MAIN
Parmi les plis cutanés, les uns sont articulaires, les autres répondent à des interstices de groupes musculaires. II suffit d'en citer un, celui de la paume de la main. Chacun peut voir sur lui-même qu'un M est dessiné dans celte paume. Cet M est composé de trois plis: l°un supérieur, concave en haut et en dehors, qui embrasse la base de réminence thénar et est en rapport avec la flexion du pouce; 2° un moyen, rectiligne, allant d'un bord à l'autre de la paume, en rapport avec la flexion des quatre derniers doigts; 3° un inférieur, concave, embrassant la racine des trois derniers doigts seulement, en rapport avec leur flexion simultanée, indépendante de celle de l'index. Or chez les Singes, ce dernier s'étend jusqu'au bord externe de la paume. Par conséquent il comprend aussi l'index et ressemble au pli moyen. Il se retrouve çà et là chez quelques Européens, mais plus souvent chez les Nègres. C'est ce qu'on appelle alors, chez l'Homme, le pli simien.
Quant aux formes générales, après ce que nous avons dit du canon humain chapitre XI et des différences que présentent le mollet, les fesses, Jes hanches, la poitrine, la tête, les membres et leurs extrémités, nous ne pourrions que nous répéter avec infiniment moins de précision. Il faut véritablement avoir un parti pris bien systématique pour trouver une ressemblance même lointaine entre le Gorille ou rOrang, et l'Apollon du Belvédère ou la Vénus de Milo !