SON AVENIR
Résmiié. — Il est inutile de formuler la première propo sition qui se dégage de tout ce qui précède : le dernier chapitre en particulier nous en dispense. L'Homme est un animal au même titre que les autres, sans plus de droits que ceux que lui confèrent, en vertu de la loi du plus fort, son organisation physique, ses attributs physiologiques et ses succès dans la lutte pour Texistence. Son corps est de la môme substance, il est composé des mômes tissus et possède les mômes organes. Ses formes sont de simples variantes produites par la force qui pousse les ôtres vivants à se différencier. Comme tout animal, il s'agite dans Téternel renouvellement : naissant, se reproduisant et mourant. Tel il était lorsque Galien disséquait le Magot pour le connaître, tel il est resté, ressemblant à ce Magot par certains points, en différant par d'autres, ayant les mômes besoins, les mômes souffrances physiques, les mômes impulsions instinctives, le môme sentiment intérieur le poussant à tout rapporter à lui. Par les propriétés hautement développées de son organe cérébral, par son jugement qui lui permet de voir les choses exactement comme elles sont, par sa mémoire qui lui fait emmagasiner des observations et en tirer des inductions d'ensemble, par son initiative brisant la routine, par ses conceptions idéales, il peut par un tour de l'esprit se considérer comme formant un règne à part dans le cosmos. Mais par son corps il est et sera éternellement un animal, c'est-à-dire un Vertébré, un Mammifère, un Monodelphe, un Primate. Aucun des caractères de ces groupes ne lui fait défaut, en particulier aucun de ceux des Primates, que nous avons résumés page 164, ou que nous leur avons reconnus depuis. Il possède des caractères propres qui lui assignent une place spéciale de faveur