EN FRANCE
plaines. Cela ressort principalement de la carte de Tindice céphalique en France du docteur René. Collignon, au mémoire duquel je renvoie dans V Anthropologie, année 1890.
Tjpes de races. — Nous en avons fini avec la méthode à suivre pour Tétude des caractères descriptifs; nous aurions à passer maintenante la méthode anthropométrique et ensuite, combinant les résultats obtenus de part et d'autre, à la détermination des types de races perdus au milieu des populations actuelles ou antérieures du globe, types les uns constituant peut-être desimpies actualités, les au très remontant plus ou moins haut dans le passé, d'autres qu'on se plaît à croire les restes plus ou moins bien conservés des types sinon primitifs, du moins les plus anciennement apparus sur la terre.
Mais cette détermination des types, ainsi que l'ont fait pressentir notre définition et les développements des pages 34 à 44, n'est pas une opération mathématique dans laquelle on se borne à réunir tous les caractères soit descriptifs, soit anthropométriques attribués à telle ou telle population. C'est une opération toute subjective dans laquelle l'anthropologiste, prenant pour base toutes les connaissances qu'il a acquises, mettant tout en œuvre, pèse le pour et le contre, balance les probabilités et intervient de sa personne avec ses yeux et son jugement. C'est donc à la méthode descriptive que se rattache cette détermination et par conséquent ici à en parler.
La constatation des types de races est la tâche la plus difficile et la plus ardue qu'offre l'anthropologie. Quelle que soit la population ou la série nombreuse de crânes sur laquelle on soit appelé à opérer, toujours à côté d'un type prédominant, le moins difficile à démêler, se présentent d'autres types peu ou très représentés, résultats de mélanges et de croisements séculaires, qui chacun entrent en proportions fort inégales dans la composition des individus. Peu de ces individus possèdent réellement soit le type principal, soit l'un des autres types.
Les caractères les plus importants aussi bien que les moins importants sont dispersés, entremêlés, entre-croisés, ici exagérés ou amoindris, là dissimulés par quelque accident morphologique local dont il faut faire la part, ailleurs fusionnés, se contrariant, ou reliés par des traits secondaires qui échappent à la fois à la description et à la mensura-