ATLAS ET AXIS
la limite de deux régions passe de l’une à l’autre. Chez l’Homme par exemple, une lombaire devient dorsale par addition d'une côte, et inversement; une lombaire devient sacrée (c’est fréquent); une sacrée terminale devient coccygienne,et réciproquement, lien est de même chez les Anthropoïdes, et certainement chez tous les Mammifères. Cependant il y a des nombres typiques.
Ainsi l’Homme a 17 dorso-lombaires, les Singes pithéciens et cébiens généralement 19, deux des Anthropoïdes, le Gorille et le Chimpanzé 17, l’Orang 16, le Gibbon 18. Quant aux dorsales prises à part, et par conséquent aux paires de côtes, leur nombre est de 12 chez l’Homme, l’Orang et les Pithéciens, de 13 chez les trois autres Anthropoïdes, les Cynocéphales, les Ouistitis, et de 14 chez les Cébiens. Ces nombres constituent, en somme, des caractères empiriques d’espèces, n’ayant rien de sériaire, ni de physiologique. On reconnaîtra cependant que, par le total des dorso-lombaires ou celui des dorsales seules, l’Homme se distingue des Anthropoïdes.
Nous verrons le nombre des vertèbres sacrées et caudales à propos de la queue. Un mot d’abord sur l’extrémité la plus élevée de la colonne.
Atias et axis. — Ce sont les noms des deux premières cervicales. Elles diffèrent absolument chez les Primates et chez les autres Mammifères. Chez ceux-ci, l’atlas se développe en hauteur et ses apophyses transverses forment comme des ailes aplaties, de la face sternale à. la face dorsale du corps, dont l’extrémité se déjette en rétroversion. D’autre part l’axis présente une apophyse épineuse développée en sens contraire de l’apophyse transverse précédente, c’est-à-dire aplatie en travers, volumineuse aussi, mais indifférente comme version. Chez l’Homme, l’atlas est comme écrasé de haut en bas, mince, muni d’apophyses transverses maigres, dontlesommet tuberculeux et étroit est aplati dans le sens de l’axe du corps, et dont la base est largement perforée pour donner passage au canal vertébral. L’apophyse épineuse de l’axis est développée transversalement en gouttière en dessous, longue et oblique en bas, c’est-à-dire en rétroversion. Rien de plus caractéristique que ces formes opposées. L’allas et l’axis des Singes sont intermédiaires, mais bien plus voisins du type de l’Homme ; il y a du reste des variations d’un genre à l’autre; les plus semblables à l’Homme sont ceux des Anthropoïdes; chez quelques Singes cependant ils sont non moins bu-