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QUEUE

C’est le sacrum à 1 paire de trous, ceux-ci résultant du vide, ou trou conjugaison, laissé entre les apophyses transverscs. Le plus souvent toutefois, chez les Mammifères, une troisième vertèbre intervient par en bas, une caudale par conséquent. Elle concourt, incomplètement ou complètement, à l’articulation sacro-iliaque, ou reste au-dessous, et par sa fusion avec la précédente donne lieu au sacrum à 2 paires de trous. C’est le plus répandu, le sacrum typique. Mais parfois une, deux, trois autres vertèbres caudales sontentraînées dans le mouvement et l’on a ainsi des sacrums à 3, 4 et 5 paires de trous : par exemple chez les Primates supérieurs. La tendance à l’annexion, à la soudure et à l’hypertrophie va plus loin : d’autres vertèbres incluses dans Faire du bassin en arrière s’annexent encore, en conservant leur physionomie, prolongent le sacrum et ferment de plus en plus la paroi postérieure : c’est le cas de certains Marsupiaux et Édentés. Il arrive même que les plus basses se soudent sur les côtés aux ischions, ce qui donne lieu à un sacrum ischiatique ou iléo-ischiatique. Enfin chez les Oiseaux, dont les ailes des os iliaques se rapprochent beaucoup, le travail d’annexion s’étend par en haut aux vertèbres lombaires quelquefois jusqu’aux côtes les plus inférieures inclusivement, et l’on a un immense sacrum ischio-lombaire ayant jusqu’à 17 paires de trous et plus.

Le sacrum est donc un os accidentel fort curieux, très polymorphe, et qui ne saurait manquer de s’adapter aux cas où la paroi postérieure du bassin a besoin d’être soutenue sans cependant descendre trop bas, comme chez l’Homme.

Broca divise le sacrum des Primates en deux parties qu’il appelle, l’un le sacrum nécessaire ou iliaque, qui a de 1 à 2 paires de trous l’autre le sacrum supplémentaire ou éventuel, dont le nombre de pièces varie d’une espèce à l’autre sinon dans une même espèce.

Chez les Singes, le type esta 2 paires de trous, la troisième vertèbre étant tantôt nécessaire, tantôt complémentaire. Au-dessous, la queue comprend un segment basique formé de cinq à six vertèbres avec canal rachidien, ou vraies caudales, et un segment terminal formé d’un nombre plus ou moins considérable de vertèbres sans canal, réduites à leur corps, très allongées et dites phalangiformes, ou fausses caudales.

Chez l’Homme, le type habituel est le sacrum à 4 trous, parfois 5, par accident et très rarement 6 peut-être. Mais

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