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ARTICULATION DE LA MANDIBULE

qui s’écarte de celle du côté opposé de 125 millimètres environ chez l’Européen, de 55 chez quelques Néo-Calédoniens'(moins que chez certains Singesfemelles), et s’élève progressivement chez quelques Singes jusqu à se confondre, sur la ligne médiane, avec sa congénère en une crête sagittale antéro-postérieure hypertrophiée, comme chez le Gorille et l’Orang, toute la paroi latérale du crâne jusqu’à la crête inio-mastoïdienne en arrière donnant alors insertion aux fibres du muscle temporal ; — l’apophyse coronoïde qui est l’autre attache de ce muscle; — l’articulation temporo-maxillaire; — et enfin les dents.

Arrêtons-nous seulement à ces deux derniers caractères.

Articulation delà mandibule. — Elle est formée dll CÔté du

temporal par une surface glénoïdienne et du côté de la mâchoire par un condyle.

Sur le temporal des Mammifères en général, l’apophyse zygomatique se divise en arrière en deux racines. La première, tranversale, mérite le nom de racine transverse antérieure. La seconde, longitudinale, continue le trajet de l’apophyse et bientôt se partage en deux racines secondaires : l’une longitudinale passant au-dessus du trou auditif, l’autre transversale nommée racine transverse postérieure, adossée en arrière à la paroi du conduit auditif et séparée en avant de la racine antérieure par une dépression. C’est sur la racine antérieure, mince et aplatie chez la plupart des Ongulés, épaisse et robuste chez les Carnassiers, que se trouve essentiellement ou uniquement la surface articulaire glénoïdienne. La racine postérieure effacée, nulle chez les Rongeurs, donne naissance en général à une apophyse postglénoïdienne, très développée chez les Carnassiers, qui a pour but d’arrêter le mouvement du condyle en arrière et de lui donner un solide point d’appui dans ce sens. Entre les deux la dépression est très variable. Quelquefois nulle, surtout chez les Rongeurs et les Carnassiers, elle n’est le plus souvent indiquée que sous la forme d’une petite surface rugueuse, inoccupée, triangulaire qui se creuse parfois et s’arrondit, comme chez le Cheval, pour former une fosse glénoïdienne transversale, dans laquelle se loge le condyle delà mâchoire, lorsqu’il ne repose pas sur la surface de la racine Iransverse antérieure, convexe dans ce cas.

En somme, la surface articulaire du temporal est, en gouttière antéro-postérieure et concave transversalement, chez

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