CARACTÈRES PHYSIOLOGIQUES
physes à la diaphyse des os longs. Rythme de croissance de la taille, du cerveau. Proportions du corps et différences morphologiques du crâne, suivant les âges.
Appareil de reproduction. — Nombre d’enfants. Époque de la puberté et phénomènes qu’elle présente. Époque de la ménopause, etc.
Appareil de la locomotion. — Force musculaire suivant les races, dans les divers groupes démuselés. Préhension des objets par opposition du pouce ou par adduction du gros orteil. Attitude habituelle, marche, natation, acte de grimper, etc., chez les peuples sauvages.
Appareils divers. — Différences quelconques suivant les races et de l’IIomme a l’animal, dans la circulation, la respiration, les sécrétions, l’innervation. Ex. : Rapport entre le volume du thorax accusé par ses diamètres et circonférences avec la masse d’air introduit dans les poumons à chaque inspiration.
Appareil des sens. — Différences de perception dans la vue, l’audition, le toucher, la sensibilité cutanée suivant les races et de l’Homme à l’animal.
Organe cérébral. — Caractères de race, tirés de la faculté du langage. Caractères psychiques communs à tous les animaux, et variantes propres de race. Sentiments, intelligence et instincts; religiosité, moralité, libre pensée, etc.
Avec les derniers relevant exclusivement du cerveau, l’anthropologiste, comme le naturaliste, entre dans un ordre d’idées nouveau. Chez l’animal, les manifestations physiologiques de cet ordre sont relativement simples; elles répondent aux mœurs, au genre de vie, d’alimentation et d’habitat, à ce qu’on appelle couramment le caractère de l’animal ; elles comprennent, bien entendu, scs façons de communiquer avec ses semblables et scs essais de sociétés quelque rudimentaires qu’ils soient, en un mot, tous les actes résultant des besoins qu’il a à satisfaire, de ses instincts ou habitudes héréditaires par action réflexe et de l’intervention spontanée de sa volonté. Les naturalistes les embrassent toutes, à leur gré, ou les abandonnent à certains d’entre eux. Tel s’attache à la morphologie, comme Cuvier, tel au genre de vie et aux mœurs, comme Buffon et Brehm, tel à des côtés plus spéciaux encore, l’intelligence des animaux ou les sociétés animales.
Si la division du travail s’opère sur ces sujets pour l’animal, à plus forte raison chez l’Homme où le moindre chapitre sollicite des observations nouvelles, des vues spéciales et prend des proportions considérables. L’histoire naturelle de l’Homme telle que la théorie la permet serait une encyclo-