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STATISTIQUES ET CARTES

recommande dans toute circonstance analogue — et de dire quelques mots des résultats obtenus.

J’ai montré précédemment qu’en anthropologie, la première chose à observer, c’est l’unité de méthode d’observalion. Relativement facile à obtenir pour les caractères qui se mesurent, elle est plus difficile pour les caractères qui s’apprécient à la vue, spécialement quand on s’adresse, comme je le faisais, à plus d’un millier d’observateurs.

Le premier point était de ne pas trop demander, de concentrer l’attention sur les choses essentielles, et de prescrire des méthodes simples tout en précisant dans des Instructions, avec une minutie excessive, les conditions exactes dans lesquelles on devait se placer. Tous les sacrifices onL été faits pour atteindre cette unité et réduire l’écart personnel au minimum. Des feuilles ont été envoyées avec modèles colorés. Bref, 200 000 observations ont été recueillies, puis dépouillées une à une et réparties par départements suivant le lieu de naissance. Il n’y avait plus qu’à leur faire exprimer ce qu’il fallait. Pour cela la première opération était de réduire chaque total de genre de cheveux et d’yeux en proportions pour cent du nombre général des cas observés par département; la seconde, de disposer les départements des plus blonds aux plus bruns à chaque point de vue, en une longue liste de 1 à 88; la troisième, de combiner de diverses façons ces listes, de façon à obtenir des résultantes, pour les yeux et les cheveux à part, des places occupées par chaque département; la quatrième, d’associer encore ces résultats de façon à aboutir à des listes synthétiques au dernier chef. Il n’y avait plus qu’à y établir des coupures égales et à dresser des cartes d’après ces listes. J’ai employé diverses méthodes, essayé diverses coupures; je suis arrivé, en somme, à 21 cartes donnant tous les éléments du sujet, depuis la plus simple, les yeux bleus, par exemple, jusqu’à la plus synthétique les résumant toutes.

Voici trois de ces cartes empruntées à l’un des mémoires publiés sur le sujet, notre Rapport à l’Association française pour l’avancement des sciences, dans le volume II, de l’année 1889.

Je me borne à donner un aperçu de quelques-unes des conclusions résultant non d’une carte en particulier, mais de toutes les cartes réunies.

1° La ligne de séparation entre les départements oii les blonds dominent en France eteeuxoù dominent au contraire

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