‹ L'homme dans la natureChapitre 52 sur 208 · DÉTERMINATION DES TYPES · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES TYPES

tion et cependant concourent à la physionomie générale.

Même quand l’observateur est bien préparé à la recherche des types dans une population dont il a analysé au préalable tous les caractères d’ordre descriptif et anthropométrique et dont il connaît aussi les moyennes et les proportions de chaque caractère, l’opération reste laborieuse et exige beaucoup d’expérience, de tact et de méthode. 11 faut que l’anthropologiste ait présents à sa pensée tous les cas, en quelque sorte, dont il a fait précédemment la synthèse, qu’il se rappelle les sujets ou les crânes qui lui ont paru le mieux exprimer les types qu’il connaît déjà; il faut qu’il ait une notion parfaite de la loi de subordination des caractères, qu’il soit familier avec les causes anatomiques accidentelles qui faussent la signification des caractères, et surtout qu’il ait du coup d’œil. On s’imagine que quelques caractères comme l’indice céphalique, le prognathisme, la couleur et les cheveux suffisent à caractériser un type de race. Won ; ce ne sont que des caractères communs à plusieurs types, des caractères d’embranchement. Lorsqu’ils sont indubitables, ils font faire la moitié du chemin, mais le reste est le plus difficile. 11 n’y a qu’àlire 1 e Crania E thnica sur les races nègres, par exemple; assurément ce n’est pas sur le degré de l’indice céphalique avec ses variations si grandes, ni sur celui du prognathisme, que ses auteurs s’appuient, mais sur des ensembles de caractères qu’ils voient mieux encore qu’ils ne les précisent.

On ne saurait trop le répéter, le type de race, d’espèce ou de tout autre groupe zoologique est l’image abstraite qu’on se fait d’une quintessence de caractères autour de laquelle oscillent des variations individuelles allant insensiblement se confondre avec celles d’autres quintessences voisines. Ce n’est pas une réalité objective, mais le fruit d’un travail personnel, dans lequel on met toujours un peu de son sentiment, de ses tendances, parfois de ses désirs. Les moyennes des caractères descriptifs et anthropométriques en forment le fond, mais le rôle principal reste au coordinateur.

Dans une multitude de peintures, l’expert reconnaît que l’une est de l’école de Raphaël, l’autre de l’école de Murillo, une troisième de celle de Rubens; que d’aulres, quoique de l’une de ces écoles, s’en écartent par certains caractères qui se retrouvent dans d’autres œuvres et qui indiquent dessous-écoles ou, si l’on veut, des sous-types. A côté il découvre une manière qui lui est inconnue, il y reconnaît des

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