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MÉTHODE DES INDICES

à laquelle on rapporte, d’une pari, toutes les hauteurs partielles de la Face ou de la tête prises sur la ligne médiane, ainsi que la hauteur sus-auriculaire et, d’autre part, toutes les largeurs, ce qui donne lieu au canon propre du crâne ou de la tête ; enfin la taille, à laquelle on rapporte toutes les projections verticales partielles du corps, ainsi que scs projections horizontales, pour aboutir au canon des proportions générales.

Mais prendre un terme de comparaison, c’est faire intervenir dans l’indice une double cause de variations des mesures. Un rapport, en effet, se compose de deux facteurs qui tous deux varient, peu ou beaucoup, soit en raison inverse, soit dans le même sens. Il faut donc compter avec ces deux éléments. Si les variations sont en raison inverse, tout est pour le mieux, l’indice donne de bons résultats. Tel est le rapport de la largeur maximum à la longueur maximum du crâne: quoique dans la forme générale qu’il exprime il y ail un troisième facteur, la hauteur, qui influe sur cette forme, on peut dire qu’en règle générale la largeur du crâne est d’autant plus grande que la longueur est plus petite et réciproquement. Tel est aussi l’indice nasal clans lequel le facteur largeur est en raison inverse du facteur longueur, le troisième facteur de la forme du nez, le diamètre antéro-postérieur variant habituellement dans le même sens que le facteur largeur. Tel est l’indice thoracique dont les deux facteurs, les diamètres antéro-postérieur et transverse, grandissent ou diminuent en raison inverse; ou encore l’indice général du bassiq. Lorsque les variations des deux facteurs sont plus ou moins parallèles, leur rapport ne change pas, l’indice ne vaut rien. En général cependant l’un des deux l’emporte, ou peut être regardé comme relativement immobile. Tels sont les rapports du tibia au fémur et du radius à l’humérus: chez l’Homme le fémur et l’humérus sont sensiblement fixes, et l’on attribue les changements de l’indice au tibia et au radius; cependant il s’est trouvé des cas contradictoires avec la règle et qui tenaient justement à ce que les différences de l’humérus l'emportaient sur celles du radius. Chez les Anthropoïdes les deux os varient, l’interprétation de l’indice devient fort compliquée.

Nous venons de parler de deux facteurs; dans les angles il y en a trois qui nuisent plus encore à la compréhension du caractère cherché. Ainsi l’angle facial de l’Homme, dont les différences sont légères dans les moyennes, dépend de la

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projection du front ou des arcades sourcilières, suivant que l’on adopte l’un ou l’autre point, de la projection de la mâchoire et des dents, ou de la hauteur du trou auditif.

C’est de l’angle de Cloquet ou de Cuvier que nous parlons, ayant son sommet au point alvéolaire ou au bord des dents; il se compose d’une ligne faciale dont on veut connaître l’inclinaison et d’une ligne auriculo-alvéolaire ou auriculo-dentaire à laquelle on la compare. 11 y a d’autres systèmes d’angle facial, ceux où l’on remplace la dernière par l’horizontale du crâne. Cela n’y change rien, l’horizontale a aussi ses deux points déterminants, également variables. L’horizontale rigoureuse est un mythe du reste; on ne l’entend pas de même en France et en Allemagne1; en sorte que toutes les mesures qui s’y rapportent, présentent des différences indépendantes des caractères qu’elles sont destinées à rendre. Dans le crâne on ne saurait trouver ni un point, ni une ligne invariable à l’abri de toute objection pour servir de comparaison ou de point de départ à un système de mensuration. Il en est de môme du squelette et des membres sur le vivant. Il y a des objections à la taille elle-même; elle dépend en grande partie des membres inférieurs; or, pour savoir si ceux-ci sont plus ou moins longs, on les compare précisément à cette taille. La longueur de la colonne vertébrale serait préférable comme étalon commun pour les proportions du corps, surtout quand on veut poursuivre la comparaison chez les Singes et autres animaux : la colonne est plus Fixe, atteint plus tôt le terme de sa croissance, mais elle varie aussi. On a comparé sur le squelette comme sur le vivant la longueur des os ou segments des membres supérieurs à celle des membres inférieurs; c’est ce qu’il y a de plus trompeur, les deux varient séparément sous des influences différentes.

En somme, après le choix des mesures et des points de repère, le choix des termes de comparaison est une opération délicate, qui exige non moins de tact et d’expérience. C’est là que l’on rencontre le plus de déceptions : on ne sait à quoi s’en tenir qu’après de longs et laborieux travaux, on s’est épuisé, toutestà recommencer, il faut trouver un autre terme.

Bref, on ne fait pas ce que l’on veut en anthropométrie; la logique ne peut toujours être écoutée, on agit pour le mieux. Nous dirions volontiers pour le crâne comme Ber-

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