‹ L'homme dans la natureChapitre 64 sur 208 · COURBES GRAPHIQUES · texte numérisé non relu

COURBES GRAPHIQUES

d’une science, elle a fait surgir bien des espérances qui n’onl pas toujours été satisfaites. On a cru qu’il n’y avait qu’à prendre un compas, à entasser des chiffres. La supériorité de la méthode des mensurations est évidente, mais à la condition d’être réglée dans ses moindres détails, pratiquée en connaissance de cause et conduite avec rigueur et unité.

Les idées générales qui président au choix des mesures, de leurs points de repère et des indices donnant les meilleurs résultats sont celles qu’on retrouve partout en anthropologie: l’idée zoologique ou de comparaison de l’IIomme avec les animaux, l’idée de différences morphologiques à trouver entre les races, l’idée cérébrale pour le crâne ou de subordination des formes de celui-ci à l’organe qui le gouverne, l’idée empirique ou esthétique de correspondance des traits ou des formes qui frappent sur le vivant avec ceux que doivent fournir le squelette et le crâne, etc.

Ce n’est pas le lieu d’en parler ; l'idée zoologique sera longuement développée; l’idée cérébrale également; nous consacrerons un chapitre spécial à la craniométrie. En ce moment il s’agit, nous reportant à l’idée esthétique des formes extérieures, d’insister, à titre d’exemple des caractères anthropométriques, sur les mesures du vivant conduisant aux canons des proportions du corps, en les faisant précéder de quelques mots sur la mensuration des os longs ou osléomélrie.

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