HUXLEY
Ordre
des Primates.
1° Anthropidés : l’Homme.
( Gatarrhiniens. j
2° Simiadés : ) „. . ... ^
j Platyrrhiniens.
( Arctopithèques.
3° Lémuriens.
Anthropomorphes.
Gynomorphes.
Quant à Broca, il présente deux phases aussi. Yoici celle qui'correspond à l’époque où il publiait son mémoire sur Y ordre des Primates et donnait les conclusions que nous avons reproduites plus haut, et aux premières années de son cours d’anthropologie. Afin que le lecteur s’y réfère dans les chapitres suivants, nous ajouterons à chaque famille l’indication des principaux genres qu’elle renferme.
broca (1870). — Ordre des Primates.
lr* famille. Hominiens.
2° famille. Anthropoïdes (chimpanzé, gorille, orang et gibbon).
3" famille. Pithéciens (semnopilhèques ou singes sacrés de l’Inde, colobe d’Afrique, cercopithèques ou guenons, macaques et magots, cynocéphales).
no LA PLACE DE L’HOMME DANS LA NATURE.
4' famille. Cébiens (hurleur ou mycète, atèle, sajou ou cébus, saki, brachyure, saimiri ou callithrix, nyctipithèque, ouistiti).
5° famille. Lémuriens (maki et indri de Madagascar, potto etgahrm d’Afrique, loris do l’Inde).
Mais, en 1877, Broca apprenant que certains pour le moins des Lémuriens ne possèdent pas le placenta en disque des autres Primates, les rejette en masse de cet ordre. A ce moment il faisait son cours à l’École d’anthropologie sur le parallèle de l’Homme et des autres Primates, et tous les caractères tirés du cerveau et du squelette le conduisaient à la conclusion qu’il y avait moins de distance de l’Homme à l’Anthropoïde que de celui-ci aux Pithéciens. Nous nous crûmes donc autorisé en 1884 dans notre mémoire sur Y Anthropologie de Linnée , à présenter sous cette forme ce' qui nous paraissait être sa dernière pensée.
Le rapprochement, on ne doit pas l’oublier, est purement anatomique. Il peut, par conséquent, être envisagé avec une entière liberté d’esprit et est parfaitement compatible même avec la doctrine d’un règne humain essentiellement caractérisé par la moralité et la religiosité, doctrine professée par M. de Quatrefages.
En somme, en laissant de côté les dénominations d’ordre, de sous-ordre, de famille, qui sont un peu arbitraires et en ne tenant compte que des distances relatives existant entre les Primates en litige, les divergences entre les auteurs se réduisent à la question suivante : La distance qui sépare les Anthropoïdes des Singes d’une part et de l’Homme de l’autre est-elle telle qu’il faille réunir dans un même groupe l’Homme et les Anthropoïdes, ou bien les Anthropoïdes et les Singes? Dans ce dernier cas l’Homme restant isolé, la distance qui le sépare du groupe des Singes a-t-elle la valeur de celles qui séparent des familles ou des sous-ordres? Ce qu’on peut encore exprimer comme ceci : la somme des caractères plaidant en faveur d’une solution l’cmportc-t-il sur la somme des caractères plaidant en faveur de la solution contraire ?
broca (1877-1880)
Primates .
( - OUlgOÛ
( A. Hommes.
\ B. Anthropoïdes.
( G. Pithéciens.
} D. Cébiens.