SCÈNE XI
Les Mêmes, plus RIVOLIN.
RIVOLIN.
Ah! ça c'est très bien. Tapez mon ami, tapez... Vengez-nous... Vengez les liqueurs assorties... les petits fours... les massepains... Massez-le, massezle !... Ça lui apprendra... (Patouillard entendant la vols de Rivolin, cesse de frapper. Bouchonnot, découragé, reste assis par
terre.) Mon ami, il ne faut pas que je vous gêne... En une autre circonstance, je vous flanquerais huit jours de salle de police, mais je me mets à votre place et je comprends qu'après avoir été dérangé pour rien vous n'ayez pu résister à la fureur... (Devenant sévère.) Bouchonnot.
BOUCHONNOT, d'une vois épuisée et larmoyante.
M' commandant?
RIVOLIN.
Au tour de ma femme ! Arrive qu'elle te lave la tête !
BOUCHONNOT.
Non, non, j' bouge pas, mon commandant.
RIVOLIN.
Te lèveras-tu, nom d'une citrouille, ou je te collo eu prison jusqu'à la fin de ton congé... mieux que ça, je te fais fusiller, après quoi je t'expédie à Biribi.
BOUGHOXNOT, se dressant péniblement.
Voilà, m' commandant... (II le suit dans le salon. et à
part, d'une voix traînante.) Qu'est-ce que je vais prendre ?...
On entend la vois de madame Rivolin morigéner d'importance l'étourdi.