‹ L'homme et la bêteChapitre 21 sur 232 · LE MO>'DE AVANT L’HOMME · texte numérisé non relu

LE MO>'DE AVANT L’HOMME

croquer les fruits que la trompe des Mastodontes n’avait pas atteints. Ainsi, aucun trésor du règne végétal n’était perdu , et chaque tribu trouvait sa pâture sans avoir à envier le bien des tribus voisines »

Seuls les carnassiers troublaient de temps à autre la tranquille félicité de ce paradis terrestre, en dévorant une Antilope, unHipparion, une Girafe, un Singe ou quelques Oiseaux. Mais ils étaient peu nombreux, et en général de taille médiocre, sauf le terrible Macliairoilus, qu’on pourrait, dit M. Gaudrv, appeler le roi des animaux tertiaires avec autant de raison qu’on nomme le Lion le roi des animaux actuels. D’autres parties de l’ancien continent, et particulièrement l’Europe occidentale, ont offert, à la vérité, des ossements ayant appartenu à d’autres Carnassiers : à des Chats de grande taille, tels que le Tigre d’Auvergne, la l’anthère parisienne et le Mcyantlierion;u des Ours, à une sorte de Glouton de grande taille appelé Melarctos par M. Gaudry, à des Chiens, à des Hyènes. Mais n’oublions pas que les Carnivores remplissent dans l’économie de la nature un rôle nécessaire. Les uns, ceux qui se nourrissent de proie vivante, opposent à la trop grande multiplication des herbivores un obstacle salutaire; les autres, ceux qui vivent de proie morte, tels que les Hyènes, les Chiens, etc., se chargent de la police sanitaire des forêts et des prairies, en faisant disparaître promptement les cadavres dont la décomposition répandrait dans l’air des miasmes délétères. En résumé donc, l’harmonie règne là où la nature est livrée à ellc-môme.

' Considérations générales sur les Animaux fossiles de Pikermi.

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