CHAPITRE IV
torieusement des animaux incomparablement plus forts que lui, attaquer à son tour des ennemis devant lesquels il as ait fui d’abord timidement, et du même coup se procurer des aliments plus substantiels et plus variés.
Cet âge d’industrie rudimentaire, qui succéda, selon toute apparence, à une première période de sauvagerie absolue, a été appelé « âge de la pierre brute ou éclatée », parce que les instruments en silex qni se rapportent à cette époque sont simplement taillés par éclats. On l’a nommé aussi « âge du Mammouth » ou a de l’Ours des cavernes », parce que sa faune est essentiellement caractérisée par la présence de ces deux grands Mammifères, et enfin « âge des cavernes », parce que la plupart des ossements, des armes, des outils, des débris de toutes sortes, dont la découverte a jeté quelque lumière sur les origines de notre espèce, ont été trouvés enfouis dans «les cavernes qui évidemment servaient de refuge, peut-être aussi de sépulture, à l’Homme primitif. Celui-ci devait en disputer la possession aux Felis, aux Ours et aux Hyènes. Cet état de choses ne parait pas s’être sensiblement modifié durant l’âge suivant : « âge du Renne », caractérisé par la très-grande abondance d’os provenant de ce Ruminant.
L’Homme des cavernes avait-il des auxiliaires, des animaux domestiques? A cette question, certains paléontologistes répondent négativement; quelques autres, affirmativement, et l’on ne risque point de se tromper en disant que les uns et les autres ont raison , selon l’époque et le pays qu’ils considèrent. En Europe, durant l’âge du Mammouth, on ne trouve rien qui autorise à croire à la