CHAPITRE V
qu'il l'est aujourd’hui. Des papyrus trouvés dan s des tombeaux du temps îles IV° et V* dynasties mentionnent, parmi les richesses des personnages ensevelis dans ces tombeaux, des troupeaux de plusieurs centaines, et môme de plusieurs milliers d’ânes.
« Au reste, ajoute M. Lenormant, les faits qui résultent, sur ce sujet, de l’étude des monuments égyptiens n’étaient pas exclusivement propres à l’Égypte. Dès les temps de l’ancien empire , la monarchie de la vallée du Nil avait avec l’Arabie Pétrée et la Palestine méridionale de trop étroits rapports de commerce et de suprématie politique pour ne pas leur avoir emprunté le Cheval, s’il avait été connu dans ces contrées. Et en effet, dans les peintures du célèbre tombeau Noumhotep, à Béni-Hassan-el-Kadim , on vpit l’arrivée d’une famille d’Aamon , c’est-à-dire de Nomades pasteurs de race sémitique, qui viennent s'établir en Égypte avec leurs troupeaux, sous un des premiers règnes de la XIP dynastie (environ 3000 ans avant notre ère). Leurs seules bêtes de somme sont des Anes, qui portent le bagage et les enfants. » Ceci est d’accord avec le témoignage de la Genèse, ce fidèle miroir de la vie patriarcale. Quand les richesses des premiers patriarches y sont énumérées , on parle de leurs Chameaux, de leurs Anes, de leurs troupeaux de Bœufs et de .Moutons, mais jamais de leurs Chevaux; tandis que cet animal apparaît dans l’Exode comme d’un usage général. M. Lenormant conclut, en résumé, de ses recherches archéologiques, que l’Ane était universellement employé en Egypte et en Syrie depuis les temps les plus reculés, tandis (pie la domestication du Cheval dans ces contrées
Troupeau <FAncs en Égypte*