ACTE I, SCENE III
Victor est resté au fond, brossant son chapeau pour avoir un maintien ; chaque fois qu'un regard lui est adressé il sa» lue gauchement.
j^jme jjg VERRIÈRE, à part.
Celle figure ne m'est point inconnue.
M™^ DENNEVAL, has à M"^^ de Verrière.
11 est irès-amusani !
DOLBAC, à M"^^ de Verrière.
Je conçois pourquoi il se cachait...
Il remonte un peu la scène.
LURTDBiE, à part.
N'ayons pas l'âir de le connaître, c'est le meilleur moyen.
VICTOR , à part , apercevant M'^^ de Verrière qui est remontée vers lui.
Ciel ! c'est elle !...
M^^e de Verrière lui fait une profonde révérence, à laquelle il répond par plusieurs saluls, il se cogne contre une chaise . On rit.
M"'^ de VERRIÈRE.
Vous me pardonnerez, M. de Sielval, de vous avoir ainsi arraché à vos occupations ; mais j'avais à répondre aux pressantes recommandations de mon oncle.
VICTOR
Croyez, madame... J étais loin de croire... et si j'avais su...
M*"^ DE VERRIÈRE
Mesdames, messieurs, je vous présente M. de Sielval.
M"'^ DEN.NEVAL.
Dont on vous écrit, je crois, le plus grand bien... {Elle salue.) Monsieur...
Nouvel embarras de Victor.
DOLBAC, venant en scène.
I! était naturel que M"*" de Verrière désirât apprécier elle-même les talenselles brillantes qualités dont lui parle votre très- généreux protecteur...
II salue. Victor, en lui rendant son salut , laisse tomber son chapeau. On rit.
VICTOR
L'oncle de madame est trop bon... car je ne mérae pas... oh ! je n'ai pas de mérite... DOLBAC, aux invités.
Monsieur est avocat...
VICTOR, à part. Que cet homme me déplaii !
M™^ DE VERRIÈRE
Air : Restez, restez, troupe jolie.
Ah ! monsieur, vous ne pouviez prendre Un état plus beau... Car enfin, N'est-il pas bien doux de défendre La pauvre veuve et l'orphelin ?...
DOLBAC.
Monsieur doit par reconnaissance Garder le nom, là, sur son cœur, De son professeur d'éloquence...
(A part.)
Avec celui de son tailleur.
VICTOR, à part.
Ne cessera-t-il pas de se moquer?
M"" DENNEVAL, bas à .)/""* dc Vcrricrc. Ma chère amie, c'est un sujet précieux qui peut devenir f(iri divertissant.