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Ch. Lyell, Anti

26 l'homme et la terre. — ORIGINES

niqucment les oscillations des glaces polaires, que l'on conslate le mieux les efforts de l'homme pour conquérir le sol sur les glaces en

régression.

D'après Rûtimeyer (1875), le témoignage

le plus antique du séjour de l'interglaciaire hameçon en bois de renne dans l es Alpes proviendrait des bords du

dont la pointe a été cassée. ] ac d e Wetzikon, où il découvrit et étudia Laugerie (basse Vézère).

2/5 grandeur. [CM. de Yibraye.) Ce <I U ' il Crut ètre Un reste de vannerie, c'esl-

à-dire trois bâtonnets taillés en pointe à l'extrémité inférieure et tressés de branchilles fendues 1 .

On a fait remarquer depuis que les castors, jadis nombreux dans les lacs de la Suisse, peuvent avoir été les ouvriers qui façonnèrent ces bâtonnets et que des rameaux brisés s'y entortillèrent peut-être sous l'effort de la houle venant heurter les rivages. D'autres n'ont vu dans ces paniers » que des ramilles de pins rongées par le temps \

Quoiqu'il en soit, d'autres souvenirs évidents de l'homme ancien se sont montrés dans la dernière période des glaciers, aux âges où vivaient deux grands animaux éteints ou absents de la Suisse d'aujourd'hui, V Elephas primigenius et le Cervus larandus. Les trouvailles de Schweizersbild, près de Schaffhouse, rappellent cet ancien Groenland. Il est d'ailleurs facile de comprendre que les traces du séjour de l'homme aient disparu dans les contrées montagneuses où diverses fois les glaces descendirent des grands névés alpins ; entraînant dans leur course les roches éboulées des parois, elles les poussaient devant elles en moraines énormes qui recouvraient le sol suides milliers de kilomètres carrés, ou labouraient profondément la terre

en la parsemant de débris.

Z^ ^ ' "K . L :a — Bien que les fossiles humains

se conservent difficilement dans les

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