‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 1Chapitre 239 sur 338 · Histoire de VElam · texte numérisé non relu

Histoire de VElam

HISTOIRE DE l'eLAM 409

Les guerres n'empêchaient point pourtant les relations de commerce

D'après une photographie de J. de Morgan (Mi99ion archéologique en Perse).

STÈLE DE HURIN-CHEIHK-KHAN

L'inscription cunéiforme à droite du relief est postérieure à celui-ci. On y lit : « Tardonnis, préfet, fils de Sin-ipsah (sin console!), toute cette image a été replacée; alors qu'elle tombait, il l'a restaurée. — Quiconque détruit cette image, sa race et son nom que Shamash et Adad anéantissent ».

Que doit-on penser de l'antiquité de cette stèle dont la restauration date d'une époque tout au moins contemporaine de Goudéa î (J. de Morgan), de Goudéa qui vivait 56 siècles avant nous. Cette stèle se trouve à une faible distance de Kalman, carte n° 69.

et de civilisation de s'établir entre les habitants de la Chaldée, Sémites ou sémitisés et les Touraniens adossés au rempart iranien.

Les Elamites appartenaient à une ère de culture très ancienne ; on

IRANIE

peut même dire plus ancienne que celle des riverains des grands fleuves d'en bas, puisqu'ils habitaient déjà leur territoire alors que la plaine émergeait à peine de l'eau. Telle serait la cause de la désignation de leur pays par les Babyloniens : l'antique terre d'Elam. Ils avaient une industrie déjà très développée, sachant sarcler et labourer

FRAGMENT D'UN BAS-RELIEF, RETROUVÉ EN 1857, REPRÉSENTANT LE PLAN DE STTSE

le sol, semer le millet et le froment. C'est dans leur pays que, venant de l'Inde par le golfe Persique, s'était introduite, dès les temps préhistoriques, la culture de la canne à sucre qui avait valu à ces contrées le nom de Khuz (Suze) ou de « Pays du sucre »\ Ils savaient atteler deux chevaux de front à leur char de guerre et se servaient de catapultes pour ébranler les murailles. Ils ornaient leurs poteries de formes

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