‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 1Chapitre 37 sur 338 · LE GIBIER DES MERS POLAIRES: PHOQUES PRENANT LEURS EBATS · texte numérisé non relu

LE GIBIER DES MERS POLAIRES: PHOQUES PRENANT LEURS EBATS

fournir aux mineurs blancs des poissons, de l'huile et du lard. Les Tchuktchi du littoral notamment sont devenus riches ' et peuvent très bien entretenir leurs parents, mais naguère, des vieillards, incapables de suivre les hommes faits dans leurs chasses et menacés de périr d'inanition dans les campements isolés, demandaient volontiers la fin ; or, dans ce cas, les enfants et les amis les plus chers étaient tenus par la coutume, aussi bien que par leur affection, d'accomplir ce devoir du meurtre. C'était à eux de donner au père ou au compagnon le narcotique stupéfiant, puis de lui couper la carotide et de l'étendre sur son lit de mousse. A Point-Barrow, il faut continuer la terrible cérémonie en livrant aux chiens la chair du vieillard, et ces chiens, à leur tour, sont dévorés par la communauté, afin que lame de l'être qui n'est plus échappe aux esprits mauvais et profite aux vivants.

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