‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 105 sur 364 · Scott Moncrieff, Royal Institution · texte numérisé non relu

Scott Moncrieff, Royal Institution

REGIME DU mL

fleuves dans leur régime et clans leurs effets, on a pu dire que le fleuve Blanc ou Bahr-el-Abiad « fait le Nil », tandis que le Bahr-el- Azrak et l'Atbâra « font l'Egypte » elle-même.

L'aspect du sol aussi bien que les traditions locales témoignent de crues beaucoup plus élevées dans les temps antiques. Les cataractes étaient plus hautes et les

masses liquides retenues IM° 137. Bonne crue du Nil.

par le barrage affleuraient à une plus grande hauteur dans les vallées. Même des inscriptions rappellent l'ancien état de choses : à Semneh , en amont de la deuxième cataracte , Lepsius a retrouvé des marques au burin datant d'Amenemhât III — il y a quarante- sept siècles — et donnant pour cette époque un niveau de crue supérieur de 8 mètres à celui de nos jours 1 . Des couches de limon nilotique occupent à la base du roc des fonds qui restent maintenant à une grande distance de l'ourlet d'inondation et l'on remarque aussi en maints

endroits des traces de cultures qu'il serait impossible de restaurer aujourd'hui.

L'abaissement des crues en amont des cataractes s'expliquerait par l'usure des barrages de rochers qui retiennent le fleuve, mais le niveau d'inondation a-t-il également diminué en aval des cataractes dans le Nil égyptien? S'il en est ainsi, la masse liquide roulant dans le lit fluvial était alors plus abondante, et dans ce cas, les digues

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