‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 118 sur 364 · SYMBOLISME EGYPTIEN · texte numérisé non relu

SYMBOLISME EGYPTIEN

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La multitude des dieux dans la mythologie égyptienne s'explique par les origines multiples de la civilisation nationale : toutes les divinités locales eurent à trouver leur place dans le Pan- N ° 139 - Première Cataracte.

théon. Phtah était le grand dieu de Memphis, Ammon était celui de Thèbes, et Ra habitait le sanctuaire de la ville qui. d'après lui, a pris le nom grec d'Heliopolis, « Cité du Soleil ».

De même Osiris, un autre mythe solaire, fut un dieu local, originaire de This ou d'Àbydos, capitale antérieure à Memphis, et, quoique son apothéose définitive comme dieu de l'Egypte entière soit un événement qui date d'au moins cinquante siècles, on pense que c'est un dieu relativement moderne dans le ciel des Egyptiens, car c'est à lui, ainsi qu'aux autres dieux de son cycle spécial, Isis, Naphthys, Horus et Typhon, que sont consacrés les cinq jours supplémentaires de l'année de 365 jours, qui

succéda, dans le calendrier

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ues égyptiens, a l année et -q u peut actuellement mettre deux milliards de

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primitive de 36o jours seu- ques années . M 4

lement : les autres dieux

étaient pourvus d'honneurs avant ce nouveau venu qui devait prendre

l'Empire du monde et juger les vivants et les morts.

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Une grande confusion ne peut manquer de régner parmi tous ces dieux que les imaginations humaines avaient suscités en différents lieux et qui se substituaient si facilement les uns aux autres, qui se mariaient, s'apparentaient vaguement comme fils ou comme pères, changeaient même de sexe, se modifiant dans le ciel comme les nuées de l'espace. Parfois deux grands dieux se fondaient en un seul : l'Ammon de Thèbes et le Ra d'Heliopolis devenaient le dieu Ammon-Ra; plus tard, ils s'unirent encore au Zeus des Hellènes, au Jupiter des Romains ; les Alexandre et les César entrèrent dans la famille et le peuple . asservi crut volontiers ces monarques participant à la puissance divine.

Le culte symbolique des animaux, considérés comme personnification de forces naturelles, d'attributs divins, prit une très grande importance en Egypte : le rôle tout exceptionnel qu'ils eurent dans le culte s'explique par ce fait que les hiéroglyphes en reproduisaient les formes de toute antiquité et que, graphiquement, ils se trouvaient ainsi constamment associés aux dieux ; l'imagination populaire finit par les confondre en une même adoration, par leur attribuer la même vertu

Musée du Louvre.

Cl. Giraudon.

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