GRÈCE : NOTICE HISTORIQUE
Les historiens placent l'arrivée des Pélasges en Grèce à une époque distante de nous de quarante siècles environ.
Aucune des dates que l'on cite pour les différentes civilisations préhelléniques (Cécrops — i58o, Cadmos — i3i4, Mi>os — i3oo) et pour la période héroïque de la Grèce (Herci:lk de — 1262 à — 1216, voyage des Argonautes — 1:226, prise de Troie — 11 84, retour des Hékaclides — no4, etc.) n'a de valeur historique. Les noms des personnages eux-mêmes doivent s'entendre au sens mythique.
La chronologie se précise peu à peu : les archontes remplacent les rois à Athènes vers — io45, dit-on, mais l'époque à laquelle Lygurgue donne des lois à Sparte (i re moitié du IX e siècle avant J.-C.) est bien incertaine ; ce n'est qu'à partir de l'établissement des Olympiades ( — 776) qu'on peut accorder quelque degré de confiance aux dates de l'histoire grecque.
Nous nous bornons à rappeler ici, en années de l'ère chrétienne et en années du cycle olympique, les événements et les hommes auxquels le texte fait allusion ; mais il faut remarquer que dans le passage de l'un à l'autre millésime, il peut se produire une erreur d'un an, les jeux qui marquaient le début de l'Olympiade de quatre ans ayant lieu au mois de juillet.
Lois de Dragon (Athènes)
— Solon —
Pisistratk, tyran d'Athènes en
Hippias, son fils, chassé en
Expédition de Darics en Scythie
Guerres médiques :
Révolte de ITonie (Aristagoras)
Bataille de Marathon (Miltiade)
— des Thermopyles (Lkoxidas) . . . .
— de Salamine (Tuismistocle)
— de Platées (Pausanias et Aristide).
— de Mycalc (Xantippe)
— de l'Eurymedon (Cimon)
Ere chrétienne
Ere olympique
— - 5io
— 5oi
2 97 3io
256 l'homme et la terre. — grèce
Ere Ere
chrétienne olympique
Début de la guerre du Péloponèse : ; . . — 43i 345
Prise d'Athènes par Lysandre — 4o4 3^2
Expédition des Dix mille (Xénophon) — 4oo 3y6
Epaminondas bat les Spartiates à Leuclres . — 3^i • 4o5
— - — à Mantinée — 362 !\il\
Philippe bat les Athéniens et Théhains à Chéroné .... — 338 438
Destruction de Thèbes par Alexandre — 334 442ct443
Batailles du Granique et d'Issus — 334 et — 333 443
Le Consul Flamininus à Gorintbe (année 556 de Rome) . . — 197 579
Prise de Corinthe par Mommics (année 607 de Rome). . . — i<46 G3o
Hésiode (Ascra) vécut vers — 800
Phidon (Argos) — 700
Mimnerme (Colophon. Asie Mineure] — 600
Périandre (Corinthe) vécut de — 670 ? à — 585 né en 106
PVTHAGORE (SaiïlOS) 57;-, ? 472 2o4
Eschyle (Eleusis) — 5a5 — 456 261
Cynégire son frère, tué à Salamine — 4§o
Pindare (Gynoscéphales, près de Thèbes). . . . — 622 — 44a 204
Phidias (Athènes) — 5oo — 43 1 276
Sophocle (Golonc, près d'Athènes) — 495 — 4o5 281
Périclès (Athènes) • • • — -494 ■ — 429 282
Démocrite (Abdère, Thrace) — 490 ? — 38o P 286
Hérodote (Halicarnasse) — 4&4 — 4o6 292
Euripide (Salamine) — 48o — 4«5 296
Thucydide (Athènes) — 4;i — 4»i 3oô
Myron (Eleuthères) — 470 ? 3o(î
Socrate (Athènes) — 469 — 09g 307
Hippocrate (Gos) — 46o — 38o ? 3i6
Xénophon (Athènes) — 445 — 353 33 1
Platon (Egine) — 429 — 347 ^4?
Scopas (Paros) — 420 ? — 35o 356
Diogène (Athènes) — 4'3 — 323 363
Phocion — — 4°2 — 307 374
Démostiiènes — — 385 — 022 391
Aristote (Stagire, Macédoine) — 384 • — 322 392
Pythkas (Marseille) — 38o? 3 9 6
Praxitèle (Athènes) — 36o — 280 4i6
Epicure (Samos* — 34 1 — 270 435
Aiustarque (Samos) — 020 ? 450
Apollonius (Rhodes) — 280 ? 49G
Philopcsmen (Megalopolis) — 233 1 — 183 543
POLYBE 2o4 122 572
La cause première de l'admirable développement de la pensés qui caractérise la Grecs doit être cherchée dans la faible influence de l'élément religieux.