INDUSTRIE DE L EPOQUE HEROÏQUE
à des figures géométriques, sans doute élégantes et variées, mais toujours rectilignes. Ce système d'ornementation, qui coïncide avec l'invasion dorienne, a dû très probablement être apporté par elle des
N° 164. Grèce continentale.
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régions de l'Kurope centrale et se rattache au style qui a prévalu chez les populations septentrionales, sur les rives de la Baltique. Il remplaça un art beaucoup plus riche et plus avancé qu'avaient connu des populations plus riches et plus civilisées. Mais ce ne sont point les Doriens porteurs du style nouveau qui en furent les meilleurs interprètes: c'est dans l'Attique, destinée à devenir plus II 16*
lard le pa\s par excellence de la sculpture, que les poteries à dessins géométriques arrivèrent à leur perfection. La finesse de l'argile
recueillie dans le sous-sol de la plaine du Céphise d'Attique fut pour une grande part dans cette excellence des produits athéniens, mais le goût naturel des céramistes annonce déjà la race qui devait élever les monuments de l'Acropole.
En jelant les yeux sur une carte de la Grèce, l'observateur, sans connaissance préalable de l'histoire, tombé, supposons-le, d'une planèle voisine, remarquera d'abord quelques points vitaux, où. devra-t-il lui sembler, se concentrera le cours des événements.
Tout d'abord il sera frappé par la position géographique de Corinthe, située près de la partie la moins large et la moins accidentée de l'Isthme, au pied d'un rocher facile à transformer en citadelle. Ses plages et les criques, voisines, d'un côté sur le golfe de Corinthe, de l'autre sur le golfe Saro-' nique, sont autant de ports naturels, et les eaux mêmes de ces golfes, entourées de montagnes ou d'îles élevées, servent de rades aux navires;. En ce lieu devait naître un entrepôt de trafic, d'abord entre les rivages des deux petites mers qui séparent le Péloponèse de la Grèce continentale, puis entre la mer Egée, l'Adriatique et tous les rivages de l'Occident. Lorsque l'histoire commence, Corinthe nous appa rait comme une ville illustre entre les villes, et les divinités de la mer, apportées par les Phéniciens, trônent dans ses temples. La fable
Cl. Giraudon.