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La Tripoli actuelle se compose de trois parties distinctes : sur la colline, le château de Sandjil ou « Saint Gilles », ancien palais des comtes de Tripoli ; dans la vallée, la ville haute ■ou Mont Pèlerin des Croisés et, sur le bord dé la mer, la Marine ou El-Mina.
le même jour que Byblos, dit la légende : elle était aussi heureusement située que Gubal eomme lieu de culture et de marché pour, les gens descendus de la montagne, et sa longue péninsule, dardée au large dans la mer, assurait aux navires un bien ' meilleur abri. Le petit port de Byblos n'avait de place que pour une flottille de barques, tandis que II 3*
PHENICIE
tous les navires des mers de la Phénicie et de la Grèce auraient pu s'abriter des vents du sud et du sud-ouest près des sources vives de Beeroth, au pied de ses dunes de sable rouge où bruissaient les grands
pins. Cette ville était une
N" 109. Bothrys. Byblos, Beeroth. a h • i • t
/o, piuo, U coluui. de celles qui doivent vivre
ou revivre quand même :
les conquérants passent et la cité renaît derrière eux. .
Plus importante encore, quoique bien déchue de nos jours, fut la puissante Sidon, la « Grande > par excellence, la t Mère de Tvr et d'Arvad », dit une inscription. D'abord simple pêcherie , ainsi que le dit son nom, elle dut l'importance de son rang parmi les cités mondiales à la possession d'un ensemble de ports créés comme à souhait par la nature. Au-devant de la ville et de sa plaine de jardins s'aligne une chaîne de
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20 kil.
rochers en un long rempart percé de brèches qui donnaient accès aux bassins tranquilles ménagés de chaque côté, au nord et au sud de Sidon, et communiquant l'un avec l'autre par un étroit canal. Le port septentrional, bien limité par des traînées de rocs, a l'aspect d'un havre creusé de main d'homme et se continue au nord par une rade qu'un large rocher protège contre la haute mer. Mais, dès les temps anciens, ces ports et avant-ports si bien distribués ' cessèrent' d'avoir une profondeur suffisante, et la domi-
BEEROTH, SYDON, TYR 45
nation commerciale du monde méditerranéen se déplaça * à la période sidonienne succéda la période tyrienne. La « Mère » Sidon (Saïda), privée de son trafic direct, dut employer la force acquise à l'exploitation des comptoirs du
littoral et des marchés de N ° 11 °- Sidon ' Sare P ta ' T ^
l'intérieur; elle commandita d'autres villes de travail et, de centre d'expédition , devint centre d'industrie ; d'énormes amas de coquilles recouvrant les grèves à plusieurs mètres de hauteur rappellent les anciennes teintureries de pourpre et, vers le sud, le nom de la ville côtière Sarepta ou Serafend , c'est-à-dire « Fonderie , remémore l'existence des verreries qui firent, avec les étoffes luxueuses, la gloire de l'antique Phénicie.
L'autre « fille >, qui devint plus puissante et plus fameuse que Sidon ne l'avait jamais été, Tyr (Tsour, Sur), le « Rocher », était ainsi nommée des bancs émergés, pareils à celui d'Arvad, qui servi- . rent d'abord à protéger contre les vents du large les embarcations d'une ville continentale, dite Paléo-Tyr, « Vieille Tyr », par les Grecs, mais que l'on utilisa ensuite pour y construire la cité commerçante et la mettre à l'abri des conquérants de passage. Des murs continus unirent les écueils en un long môle de trois kilomètres de longueur et, par excès de précaution, les habitants entourèrent leur ville d'un rempart
ToKil.
très élevé ayant un pourtour d'environ quatre kilomètres, assez pour qu'elle pût contenir dans ses hautes maisons une population de trente mille individus. En outre, un aqueduc dont on a découvert les vestiges
VEBBEBIBS ANTIQUES