Zehme, Ârabien unddie Âraber
QUADRILATÈRE d' ARABIE 107
Le morcellement politique de l'Arabie provient du manque de cohésion climatique et tellurienne de l'intérieur. Les espaces déserts, inabordables, divisent la contrée en domaines naturels différents dont
N° 123. Pays d'Arabie.
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isooKil.
les populations sont vouées chacune à sa destinée particulière; même là où les communications, quoique difficiles, peuvent néanmoins se poursuivre sur de longues étendues, la multiplicité des obstacles détermine le morcellement de la race. Les mêmes raisons qui empêchent la constitution d'un Etat dans les limites naturelles de la péninsule ont également prévenu la conquête de cet immense territoire par des armées étrangères. Aucun document historique ne parle
d'un Sésostris, d'un Cyrus ou d'un Alexandre ayant jamais subjugué les populations de l'Arabie, d'un golfe à l'autre golfe.
On comprend que la population soit très clairsemée en un paya où les pluies sont rares, où dans unespace six. fois grand comme la France ne coule peut-être pas un ruisseau permanent, où certains massifs de. montagnes, tel celui d'Oman, se montrent absolument nus, squelettes géologiques sans aucune terre végétale qui revête les rochers ; seulement une cime, le Djebel àkhdar, a mérité son nom de «. mont vert » :
sous la neige qui apparaît parfois, se montrent aussi des taches de "ver dure, bientôt brûlées par le soleil et parle vent.
, Il y a en Arabie de vastes étendues, notamment dans le sud-est, entre le pays d'Oman et le Dhofar, à l'extrémité orientale de l'Hadramaut, où nul parmi les hommes n'a pu trouver sa subsistance, et qu'évite même
Musée fln Lonvre.
Cl. Giraudon.