‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 72 sur 364 · DO · texte numérisé non relu

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ramifiées comme des détroits entre les massifs habitables, il ne fait point sa demeure dans ces « pays de la soif » . Il n'y peut séjourner d'une manière durable, en transportant d'ailleurs souvent sa tente d'un point d'eau vers un autre point d'eau, que dans la partie de la région où l'on voit jaillir çà et là quelque fontaine, où des mares reçoivent assez d'eau de pluie pour qu'elles ne tarissent pas aussitôt, où l'on trouve un peu du précieux liquide en creusant le fond des ouadi, et où les bestiaux broutent un rare gazon dans les cuvettes humides.

En pareilles contrées, l'homme- ne vivra qu'en familles peu nombreuses et son genre de vie sera nettement déterminé par le milieu. Il faut absolument qu'il s'y accommode ou qu'il meure. Les conditions

de l'ambiance sont tellement impérieuses en ces contrées que l'on peut en conclure à une identité presque complète de mœurs et de coutumes entre les Bédouins de nos jours et les Àmalécites ou Àgarènés qui vivaient trois mille années avant nous : c'est par l'observation directe des nomades actuels que l'on peut décrire ceux qui rôdaient autour des caravanes de marchands entre Babylone et Palmyre ou tel

Cl. Bonflls

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