Hamilton (Irlande), fragm. crânien (E
D'après M. E.xgeiirand.
A; Ancienneté certaine. — B: .ipe discuté. — C : Age douteux. — D: Fossiles reconnus d’âge récent. — E : Renseignements manquent.
gnagos de son industrie à l’époque quaternaire, devenait de plus en plus nombreuse et aetive. Les Aymard, les Ami-Boué, les Tournai, les Sebmerling, les Christol, les Mareel de Serres et les Boueher de Pertlies triomphèrent enfin de l’obscurantisme représenté par l’école d’un savant qui pourtant avait, lui aussi, laissé un magnifique héritage dans riiistoire de la pensée, tant il est vrai que tout progrès, devenu dogme, se change graduellement en obstacle.
l’homme et la terre
Désormais, il n’est plus d’historien qui conteste l’antiquité de l'Homme et qui se le représente né ou créé soudain de la terre rouge ou de l’écume de la mer, il y a quelque cinq ou six mille ans; la continuité de la race humaine par lentes évolutions, depuis des temps très antiques, est le fait capital reconnu d’une manière universelle. On se demande même quelle prodigieuse série de siècles a dû s’écouler pour donner le temps de s’accomplir aux progrès immenses ayant eu lieu pendant le cours de la préhistoire.
En effet, que l’on s’imagine les âges de la pro-lalie, qui précédèrent les modulations de la pensée sous forme de parole, puis ceux de la pro-pyrie, antérieurs à l’invention du feu, et l’on comprendra ce qu’il a fallu d’efforts et de conquêtes pour amener l’homme de son état primitif de bête, ne sachant pas encore articuler des mots, ni alimenter la flamme allumée par l’éclair ou le volcan, au rang d’animal primate et savant, habile à formuler ses idées par des mots correspondants et soigneux de la flamme sainte brûlant sur l’âtre de sa cabane.
L’espace de temps pendant lequel se succédèrent ces grandes évolutions peut se partager, d’après elles, en périodes bien autrement différentes les unes des autres que ne le sont les divisions usuelles de notre histoire : ancienne, médiévale, moderne.
Depuis les cyeles, si éloignés, où nos aneêtres s’initièrent à la parole, puis, de longs siècles après, à la capture du feu, l’homme, déterminé par un milieu changeant, changea lui-même pendant la série des âges, en se différenciant de plus en plus des animaux qui avaient pris leur origine avec lui dans le foyer commun du mouvement.
Grâce aux vestiges de son passage dans les cavernes et sur le rivage des eaux, grâce aux débris très variés de son industrie pendant la série des siècles qui se suivirent avant l’époque de l’iiistoire écrite, les archéologues ont pu en raconter sommairement l’existence dans les diverses parties du monde et dans ses modes nombreux de civilisation successive. Ils ont pu même essayer de décrire ces différents peuples préhistoriques, les classer suivant leurs parentés et leurs contrastes, tracer sur la carte leurs chemins de migration et de conquête, en chercher la filiation à travers le chaos des peuples entremêlés. /