CONCEPTIONS ET PUÉ.ILOÉS
inciil par les apports des clierchcurs ; rédifice lui même se rebâtit en des proportions plus amples, suivant un autre plan, avec une ordonnance plus logique, sans les chapelles et les salles d’iiouncur qu’on y avait ménagées. Vieo nous dit que I histoire se décompose en trois époques, des Dieux, des Héros et des Hommes. On voudrait encore nous maintenir de force dans run ou l’autre des deux âges qui se sont déroulés. Mais nous sommes entrés résolument dans celui des Hommes.
Tôt ou tard, riiistoirc se ])artagcra en deux périodes: celle du Hasard et de l’Iguoraucc barbare, celle de la Scicucc ou de la Raison, comme le disaient déjà les Encyclopédistes. On s’est trop bâté de faire remoider l’iiistoirc moderne à l’avènement de la Réforme’, période où ceux qui se croyaient eu possession de la véiité voulaient aussi l’imposer de force. « L'bumaïuté ne linit par marcher droit (pi’après avoir essayé de toides les manières i)ossibles d’aller de travers » (Speneer).
Dans ce nouveau cosmos, purement humain, l’étude de l’histoire ne comporte plus comme autrefois l’iidcrvcntion divine du miracle, changeant à son gré la succession des événements, ni l’apothéose de quelques personnages légendaires, placés eu dehors des simples mortels et dispensés par leur génie de se soumettre au cours ordinaire des choses : désormais la science du développement humain est sous la dépendance des memes méthodes que les autres disciplines intellectuelles; elle ne ]nogrcsse que par l’obscnation rigoiircuse, la comparaison stricte, impartiale, et le classement des faits, soigneusement ordonné dans l’espace et dans le temps.
Quelles que soient les lois ou du moins les appréciations générales auxquelles ce long travail amènera les historiens, ils constatent déjà, sans aucune exception, que la série des événements s’accomplit )wr une alternance d’élans et de repos, par nue snite d’actions et de réactions, on bien de flux et de retlux, de u cours et de recours n comme le disait \ico. Hommes et peuples « fout un tour et puis s’en vont », mais ils s’en vont pour revenir en une ronde toujours ]>lns vaste.
Depuis les origines des temps histori([ucs l’ami)leur des oscillations n’a cessé de s’accoître et les mille petits rythmes locaiix se sont mêlés