‹ L'homme et la terreChapitre 180 sur 279 · AR\ENS DE L IRAN · texte numérisé non relu

AR\ENS DE L IRAN

•couvrirent, au milieu d’un chaos de populations plus ou moins mélangées, des groujics strictement aryens réfugiés vers les hautes \allécs, sur le versant occidental des Pamir, dans le Rarafegiu, le Darvaz, le Badakchau. Comhieu sont-ils, ces Galtcha et \agiiauh? Quehpies milliers à peine, conservant le type, l’idiome et sinon la religion, du moins les pratiques religieuses des ancêtres, la révérence du foyer domeslique. Du i-este, les Galtcha ont hien conscience de la noblesse de leur race, ainsi, ils désignent comme leur ancêti'e celui dont le nom résonne le plus bruyamment dans le plus grand nombre de bouches : cuv, les pauvres montagnards qui se comparent volontiers auv corbeauv affamés grattant les neiges pour chercher à y picorer quel([ues grains, se disent issus d’Alevandre, le vainqueur de l’Asie. Du fait des plus iutéressauts au point de vue anthropologique place les Galtcha, dont la figure correspond d’ailleurs à ce qui nous paraît être le type le plus parfait du beau, parmi les hommes les plus brachycéphales, c'est-à dire {[u’ils ont une tete relativement fort large, taudis que les fanatiques de l’aryanisme a germanique » aiment à considérer les tètes longues comme l’indice d’une incontestable supériorité*.

La Perse proprement dite, à population certainement aryenne pour nue ample part, mais diversement mélangée par le métissage, n’apparaît pas dans l’histoire en des siècles aussi reculés que les plaines arrosées par le Tigre et l’Euphrate; la contrée aryenne le cède donc en apparence à la contrée sémitique par l’antiquité de la cultui’e, mais ce ne peut être là qu’une illusion, car, par l’inclinaison même du relief, par les conditions géographiques du milieu, la Perse est antérieure, pour ainsi dire, à la Mésopotamie : il est impossible qu’elle n’ait fourni les hommes. Eu effet, les marais fétides dans Icsijucis s’épanchaient les fleuves eu crue et qui se desséchaient au soleil lors de la décrue furent d’abord complètement inhabitables ; la culture qui se fit par degrés, refoulant devant elle la brousse et le maiécage, descendit graduellement des vallées peisancs. Les colons suivant la pente du sol par les campagnes salubres qui bordent les torrents , furent les premiers éléments ethniques des plaines basses ; à eux le mérite d’avoir régularisé les fleuves et les coulées, d’avoir transformé

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