ROI ACCOMPAGNÉ DE SES SERVITEURS
fres primitifs s arre-
D’après un bas-relief de Persepolis
tait inclusivement Groupe surmonté àu ferouer
(Voir page 4b6).
aux centaines, car
les noms de « mille » diffèrent dans les dialectes indo européens ’ ; néanmoins, elle contenait en germe la théorie du système de numé
I. Max. Millier, Essais de Mythologie comparée, Iracl. (J. l’cnot, pp. 05, 67.
l’homme et la terre
ration, sans lequel on ne saurait concevoir le développement scientifique du monde moderne.
Enfin, on peut se demander si les Perses n’avaient pas déjà trouvé l’art de représenter la Terre sous forme de boule. Qu’était cette coupe merveilleuse que consulte Cyrus et sur laquelle étaient gravés les contours des sept parties du monde? Peut-on y voir autre chose qu’un essai de figuration du globe?
Les cultes primitifs, qui se mélangèrent avec d’autres éléments pour constituer plus tard le mazdéisme et valurent aux régions de
riranie le nom de « contrées pures », paraissent avoir été celui
du labour, qui fait collaborer l’Homme avec la Terre et celui de la flamme purifiante ; cette double adoration resta longtemps enfermée dans le cercle étroit des familles, sans la redoutable intervention d’une caste sacerdotale.
Certes, le culte du Feu est de tous le plus simple, le plus
normal, le plus facile à comprendre et à justifier scientifiquement. Dès que l’homme, arraché à la terreur primitive, commença de réfléchir sur les effets et sur les causes dans l’immense univers qui l’entoure, ne dut-il pas trouver naturel d’adorer le grand astre
d’où, pour la Terre et ses habitants, se déverse toute vie ? Avant l’aube, il fait froid, tout est triste, l’homme reste inquiet des songes de la nuit; mais dès que le soleil arrondit au-dessus de l’horizon sa courbe étincelante, la nature frissonne d’amour, les fleurs s’entr’ouvrent, les oiseaux chantent, les hommes, heureux du réveil, se mettent au travail avec joie. Puis quand l’astre, ayant parcouru sa carrière, s’est couché rouge et somptueux dans son lit de nuées, quand le large disque a plongé dans l’Océan, tous vont au repos, et le sommeil engourdit les êtres, les préparant au renouveau du lendemain, La force du soleil passe dans le feu, reflet terrestre, étincelle du sublime foyer; elle pénètre dans la sève des arbres, dans le sang des animaux et des hommes, dans nos muscles et nos cerveaux. Que le soleil cesse de briller et, sur la terre, tout disparaît en même temps. Que la chaleur diminue par suite d’un voyage excentrique dans l’infini, nous entrons dans « le grand hiver' », et notre civilisation si vantée redevient barbare; les glaciers