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VI. = Le Double Aithérique

On nomme Double Aithérique ou Double de l’homme, une sorte de corps, qui apparaît au clairvoyant et cela, d’une façon très nette, comme une masse de vapeur opalescente, faiblement lumineuse d’un gris violacé, laquelle vapeur interpénètre le corps physique dans sa partie la plus dense et s’étend légè-

LE DOUBLE AITHÉRIQUE

rement au-delà du corps. C’est cette matière aithérique qui unit l’astral au physique, et qui a aussi l'importante fonction de servir de véhicule à la force vitale ou neurique sur le plan physique. C’est à l’aide.du Double aithérique, nous nous plaisons à le répéter, que l’homme peut apparaître loin de son corps sous son apparence physique.

Le soleil est le grand vivificateur de notre planète, il est la source de sa vie même, comme aussi de celle de l’homme, c’est lui qui est le grand Causateur (créateur) de la force vitale, dont nous sommes inondés ; de cette force qui emplit notre atmosphère et qui est d’autant plus active pendant que le soleil brille; e’est en ce moment que nos corps physiques secondés par le double aithérique absorbent le plus de fluide ou force vitale. C’est par la partie aithérique de la rate que se produit principalement cette absorption de l’énergie vitale ; c’est cette même partie qui la spécialise et la transforme .et lui donne une apparence toute autre de celle qu’elle a réellement.

Beaucoup de personnes confondent encore le Double aithérique avec le Corps astral ; ce sont deux choses distinctes; le double fait partie du corps physique, ce qualificatif indique bien qu’il n’est que sa doublure, mais cette doublure aide et sert au dégagement du Corps astral qui, celui-ci, se sépare nettement du corps physique, c’est un élément à part qui permet à l’homme de se dégager et d’aller vivre sur le Plan astral.

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VH. = L’Aura de la Santé

La force fournie par l’absorption de la partie aithérique de la rate donne à l’homme une vigueur que ne saurait lui procureur aucune espèce de nourriture matérielle.

La force ainsi absorbée est bien, comme les autres forces, invisible, mais elle n’en est pas moins efficace, et, comme elle est tirée de l’atmosphère dans laquelle nous vivons, elle contient des millions et des millions de molécules tenus en suspension par cette atmosphère, lesquelles particules sont douées d’une activité intense. Ces particules ou molécules sont à leur origine incolores, mais, après avoir été absorbées par le corps de l’homme, elles prennent une couleur rose et circulent dans nos artères et dans nos veines de la même façon que les corpuscules sanguins, et elles aident puissamment à la constitution de Y Aura de la Santé.

En effet, chez 1 homme en bonne santé, comme la rate fonctionne d’une manière très active, il arrive que la force vitale se condense abondamment dans son corps et que, dès lors, cette, énergie vitale émet extérieurement dans tous les sens un vigoureux rayonnement qui constitue Y Aura de la Santé ; cette aura emise ainsi par un corps sain et bien portant n’est pas perdue,car les personnes voisines de cette aura en profitent, de sorte que l’homme en bonne santé déverse sans cesse une partie de son fluide vital sur les personnes de son entourage, et, réciproquement, un

l’aura de la santé

homme malade qui ne peut absorber par sa rate une quantité de force, d’énergie vitale du monde (Jiva) absorbe à la façon d’une éponge l’aura de santé des personnes de son entourage pour constituer sa vitalité propre (Prâna).

L’aura de santé est presque incolore, bien que légèrement bleuâtre et paraît être striée, car elle est composée de milliers de lignes droites rayonnant en tous sens et paraissant sortir des pores du corps de l’homme.

Il existe des milliers de preuves de cet échange de fluide vital par l’intermédiaire de l’aura de santé ; et bien que ces échanges se fassent d’une manière tout à fait inconsciente. Une des preuves les plus fréquentes et facilement contrôlable, c’est le bâillement qu’on traite d’énervement, d’agacement nerveux et qu’éprouvent souvent trois ou quatre personnes réunies dans un salon ; ce bâillement est, disons-nous, caractéristique de l’échange de fluide aurique de santé ; en effet, celui qui donne, comme celui qui absorbe sont également poussés à bailler.

Pour empêcher ce drainage de la force vitale, pour empêcher comme on dit vulgairement, quelqu’un de vous chiper du fluide , il suffit de fermer les mains, d’écarter ses pieds du voisinage de la personne et avoir la ferme volonté de ne rien donner de son aura de santé.

Que de jeunes filles ou de jeunes femmes mariées à des vieillards meurent de langueur, sans qu’aucun docteur puisse s’expliquer le pourquoi de ce dépérissement, car ces jeunes femmes ne sont pas malades à proprement parler, elle ne souffre de rien, elle n’éprouvent qu’un état de lassitude et de malaise une

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sorte de dépression, que rien ne saurait expliquer. Personne n’y comprend rien ; nous savons nous, ce que c’est maintenant, nous savons que c’est qu’en contact journellement surtout nuitamment avec un vieillard, un corps débile et affaibli, elles entretiennent ce corps privé de souffle, d’énergie, de leur aura de santé ! ! D’où leur dépérissement physique qui les conduit peu à peu à la mort. Ces vieillards agissent donc à l’égard de leur jeunes femmes, comme de véritables vampires qui sucent le sang de leurs victimes, jusqu’à extinction de chaleur animale.

CONCLUSION

Le lecteur qui aura suivi avec quelque attention les paragraphes qui précèdent, reconnaîtra avec nous que l’homme est un animal, un Etre , si vous voulez, extrêmement complexe, en tous cas, beaucoup plus complexe qu’il pouvait le supposer avant d’avoir lu notre courte étude. 11 a pu s’assurer ainsi, qu’il connaissait peu l’homme physique dans ses différentes natures et qu’il ne se doutait nullement de ce qu’était l’homme spirituel ou divin.

Certes, depuis que l’homme a fait son apparition sur la Terre ou sur les différentes terres de l’Univers, certainement l’homme a progressé ; mais par quelle succession de siècles lui a-t-il fallu passer pour devenir ce qu’il est, et combien de milliers de siècles lui faudra-t-il encore pour arriver à sa perfection finale, c’est-à-dire atteindre au Plci7i Nirvdnique. Disons en passant que jusqu’ici, on s’est fait une fausse idée du Nirvana ; cet état n’est pas, comme beaucoup le croient et le disent certains intéressés, l’anéantissement, l’annihilation de l’Être ; non, c’est absolument le contraire ; le Nirvâna n’est pas l’anéantissement, ce n’est pas une fin, mais une expansion, un développement de l’Être Humain. Voilà la signification vraie de ce terme, qui n’est pas encore comprise dans notre Occident. En Orient, au contraire, et cela de tous

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temps, ce terme de Nirvàna n’a jamais exprimé que « l’idée de la condition spirituelle la plus élevée que l’imagination de l’homme actuel puisse concevoir. » Atteindre Nirvâna signifie donc passer bien au-delà de l’humanité et atteindre un niveau de Paix, de bonheur et de calme au-delà de toute compréhension humaine, au-delà de toute expression. Pour atteindre ce but si élevé, pour arriver à cette condition spirituelle presque divine et en exercer des prérogatives, il faut que l’homme arrive au summum de l’évolution de notre période actuelle ou Œon , il lui faut devenir un Adepte, c’est-à-dire un homme bien au-dessus de l’humanité.

Nous savons aujourd’hui que l’homme avant d accéder au Plan Nirvânique, doit passer dans ses vies successives par le Plan Astral et par le Plan Mental, par le Plan Buddhique, pour atteindre enfin au Plan Nirvânique. Nous savons aussi qu’au-dessus de ces plans, il en existe deux autres dont on ne parle guère et pour cause ; on ne les connaît que par le nom conventionnel qu'ils portent, et voilà tout ; on les appelle : le sixième : Plan Paranirvânique . et le septième : Plan Mahaparanirvâmque , c’est-à-dire le Grand Plan au-dessus du Nirvânique. Tous ces plans se subdivisent aussi en sept sous-plans; c’est dans le septième sous-plan, c’est-à-dire dans le plus élevé du septième plan du Plan Mahanirvânique, dans lequel se trouve la Triple Manifestation . Nous ne parlerons pas du sixième et du cinquième Plans (Paranirvânique et Nirvânique) parce que nous n’en connaissons rien, nous savons seulement que de même que le Premier Logos réside dans le septième plan, le second Logos réside dans le sixième, et le troisième Logos dans le

CONCLUSION

cinquième plan dénommé aussi Atmique, parce que beaucoup de Théosophes ont adopté cette désignation dont la racine est Atma. C’est dans le troisième sousplan de ce cinquième plan que se trouve l’esprit triple de l’homme.

Dans le quatrième plan, dans le Plan Buddhique, réside Y Ego réincarnateur ou lame qui-est dans l’homme.

Dans le troisième plan, dans le Plan Mental, nous trouvons dans le monde des formes ( rupa ) le corps mental et dans le monde sans formes ( arupa ) le corps causal et l’intelligence ; enfin, c’est dans le second plan que réside le corps astral, et dans le premier plan ou plan physique, le corps physique dans lequel réside le double aithérique et le corps dense ou matériel qui comprend l’état solide, l’état liquide et l’état gazeux.

Comment reconnaît-on les plans, ou du moins leur densité ?

On reconnaît la densité des plans par leur atome respectifs ; ceux-ci sont en effet de plus en plus subtils d autant qu’ils s’élèvent d’un plan à un plan supérieur; les plus lourds de ces atomes, les moins subtils sont les atomes du plan physique, puis ce sont les atomes astral, les atomes mental et les atomes Budhiques. L’atome mental n’est pour ainsi dire que l’atome dilué plus subtil que l’atome du plan astral et ainsi de suite. Le plan physique est le plan de l’action matérielle ; le plan astral est la sphère d’action de l’intelligence ; le plan mental, la sphère d’action du mental qui est très divers suivant la mentalité de l’individu ; ainsi le corps mental de l’homme ordinaire de nos jours témoigne d’un progrès considérable sur le corps mental d’un sauvage, car l’intelligence, l’a-

mour et la religiosité s’y rencontrent en des proportions plus considérables, ce qui est constaté par les auras ; chez le civilisé,nous l’avons déjà dit d’une autre façon, chez l’homme ordinaire civilisé, disons-nous, l’aura est généralement de couleur verte pâle ; tandis que chez le sauvage, l’aura est de couleur foncée vaseuse et mélangée souvent de tons rouges écarlate ou plus foncée encore, à des tons bruns très foncés. Ce qui fait la valeur des auras, c’est leur brillant, leur fulgescence ; ainsi les couleurs astrales se distinguent des couleurs du niveau mental même inférieur, parce que les couleurs astrales sont généralement dans une gamme plus terne ; c’est- ce qui permet à un clairvoyant même peu exercée de les distinguer facilement les unes des autres.

Disons ici, que cependant à première vue ce clairvoyant peu exercé peut confondre les couleurs astrales et les couleurs mentales parce qu’elles se ressemblent beaucoup. Les couleurs astrales se différencient seulement des mentales parce que les premières comportent plus de lourdeur dans leur tons, parce qu’elles sont constituées par des matières qui, bien que subtiles, sont plus denses, plus grossières.

Connaissant bien maintenant les quatre premiers plans ou Mondes, nous allons voir comment l’homme peut y pénétrer.

Comment l’homme peut-il pénétrer dans les autres mondes. — Il existe, nous venons de le voir, divers mondes : le monde physique que l’on voit, puis le monde astral, le monde mental et le monde Buddhique que nous ne voyons pas avec nos yeux matériels parce qu’ils sont composés de matières

CONCLUSION

si subtiles qu’un clairvoyant seul peut les voir, et ces matières n’existent pas seulement pour les mondes extérieurs au nôtre, elles sont aussi le partage de l’homme qui s’en sert de véhicule pour accéder à ces mondes inaccessibles aux matières physiques.

Quand nous voyageons sur la terre, nous prenons un véhicule quelconque: voiture ou chemin de fer; mais pour aller sur l’eau, il nous faut prendre un navire à voiles ou à vapeur, et pour naviguer dans l’air un ballon, un aérostat.

L’homme opère de même pour accéder aux divers plans de l’Univers: sur le Plan Physique, il emploie le corps physique ; pour aller sur le plan astral, sur le plan mental et sur le plan Buddhique, il lui faut respectivement un corps astral, un corps mental et un corps Buddhique; or, comment pourrait-il avoir ces corps, si son corps physique ne renfermait pas les matières subtiles qui lui permettent de se créer des corps ou véhicules appropriés aux divers plans de la Nature et de pouvoir ainsi se rendre sur ces plans et recevoir les impressions des mondes auxquels ils appartiennent.

Du reste, la pensée opère de même chez l’homme ; son processus est le même que celui que l’homme emploie pour accéder aux divers plans de la Nature.

Pour bien faire comprendre ce qui précède, nous allons montrer le processus qu’accomplit la pensée pour arriver jusqu’à nous.

Chaque fois que nous formons une pensée, nous commençons à mettre en mouvement de la matière mentale, et avant que cette pensée soit perçue sur le plan physique, elle doit passer de la matière mentale à la matière astrale, puis, quand elle a provoqué des

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vibrations semblables dans cette dernière matière, celle-ci affecte à son tour la matière aithérique qui, elle, agit également sur la matière physique, c’est-àdire sur la substance grise du cerveau, et ce n’est qu’alors que la pensée peut être comprise sur le plan physique.

Ces idées, avec lesquelles sont familiarisés les Théosophes et les Occultistes, sont loin d’être comprises et partant admises, même parmi une certaine élite intellectuelle de notre Occident, tandis que certaines régions de l’Orient, chez qui se sont conservées les traditions ésotériques, dans ces régions, disons-nous, les idées ci-dessus émises sont comprises et adoptées même par les classes les moins élevées de la société ; et c’est pour répandre ces idées que nous avons donné la présente étude, car si ces idées théosophiques étaient répandues, propagées, il s’en suivrait pour notre Occident des bienfaits inappréciables, bienfaits qui transformeraient notre état anarchique en une civilisation parfaite, dans laquelle on ne verrait pas l’égoïsme féroce exciter toutes les convoitises, attiser tous les appétits et pousser l’homme à tous les crimes. Si les hommes, en effet, devenaient charitables, altruistes, se considéraient tous solidaires entre eux et comme formant une seule famille, l’humanité prendrait rapidement son essor vers son évolution, vers sa destinée, et les catastrophes qui menacent la vieille Europe pourraient être ainsi évitées.

BIBLIOGRAPHIE

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