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IV. = De l’Aura (l

Qu’est-ce que l’aura?

C’est une émanation fluidique, un rayonnement qui se dégage du corps de l’homme ; c’est une sorte de lueur rayonnante plus ou moins lumineuse, brillante même, suivant 1 état d’avancement de la personnalité qui l’émet.

C est à 1 aide de l’aura que se déplace avec plus de

(i) Ce que nous disons ici sur Y Aura, n'est que la reproduction identique d’une conférence que nous avons faite à l’Institut Psychologique du D»' Berillon le jeudi 7 juillet 1898. Ceci dit pour prendre date et afin qu’on ne croit pas que nous reproduisons ici des faits rapportés depuis par divers savants. Nous avions fait cette conférence à la demande de notre collègue jules Bois, secrétaire-général de la dite Société. — De même, dès le mois de mars 1900, nous avons fait une conférence sur les différentes couleurs de l'aura dans une villa de Nice dans laquelle une théosophe américaine, Mme Scott, réunissait des théosophes, afin de leur donner des enseignements.

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facilité le corps astral et que se produit l’extériorisation de l’Individualité.

Il ne faut pas confondre l’aura humaine avec l’aura hystérique et l’aura épileptique (i) ; celles-ci, en effet, ne sont que des déséquilibrations de l’aura normale, de l’aura vitale.

Les Hindous et les Egyptiens de l’Antiquité, de même que les Chaldéens,les Perses, et autres nations ont parfaitement connu l’aura ; chez ces derniers, cette émanation était même figurée par une sorte de vapeur plus ou moins intense qui se dégageait du cœur, s’élevait de là, à la hauteur de la tête et se répandait surtout autour de celle-ci.

Chez les Chaldéo-Assyriens et chez les Hébreux, cette émanation se nommait rid , aïr , termes qui signifient souffle, aura, esprit vital, fluide animique, couverture, etc., car tous ces termes sont eux-mêmes dérivés du verbe Begd (couvrir), en effet, l’aura couvre en entier le corps de l’homme.

Paracelse nomme l’aura Evestrum . mais il lui donne un sens un peu différent de ce que nous avons vu ; voici comment il s’exprime à ce sujet : « Si nous voulons parler de l 'Evestrum sous son double aspect (mortel et immortel), nous dirons que chaque chose a son Evestrum , que l’on pourrait comparer à l'ombre que projette un objet sur un mur. L’Evestrum naît avec le corps, croît avec lui et lui reste attaché aussi

(i) Sous ces termes, il faut entendre l’ensemble des phénomènes qui s'accomplissent dans ces divers états, ce dont ne semble pas se douter Littré qui définit ainsi dans son Dictionnaire ce s états: Sensation d’une sorte de vapeur qui semble sortir du tronc ou des membres avant l'invasion des attaques d’hystérie et d'épilepsie : aura hystérique, épileptique; EtymoL, aura souffle.

longtemps que la moindre particule de matière existe encore. Chaque chose, qu’elle soit visible ou invisible, qu’elle appartienne à la matière ou à l’âme, possède son Evestrum ; Trarasmes est le pouvoir invisible qui se manifeste au moment où le sens intime (perception intérieure) ou sens interne commence à se développer dans l’homme.

U Evestrum porte, imprimé en lui, les événements futurs et procure ainsi les visions et les apparitions, mais le Trarasmes produit une exaltation des sens (i).

« Les Sages seuls peuvent comprendre la véritable nature de 1 Evestrum et du Trarasmes , le premier agit sur les sens de la vue (aura pour nous); le second sur les sens de l’ouïe (magnétisme, électricité, télépathie, etc,).

« L’Evestrum occasionne des rêves prophétiques, tandis que le Trarasmes communique avec l’homme en lui faisant entendre des voix ou résonner de la musique, ou des sons à son oreille intérieure ( clair audience).

«Quand un enfant naît,il porte avec lui un Evestrum constitué de telle sorte, qu’on peut y lire à l’avance les actes et les événements futurs de la vie de l’enfant devenu grand. Si cet individu est sur le point de mourir, son Evestrum peut indiquer l’approche de la mort par des coups frappés, par des bruits inusités, par le mouvement des meubles, etc., etc.

« L’Evestrum de l’homme né avec lui, reste après la mort de l’individu dans la sphère terrestre, il est

(i) Ne pourrait-on pas ici reconnaître le fluide magnétique ou flurde hypnotique (des modernes).

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relié sympathiquement à la partie immortelle de l’individu ; il peut donc, jusqu’à un certain point, et dans des conditions particulières, révéler l’état d’âme de la personne à laquelle il a appartenu.

Ces Evestra ne sont donc point lame des morts errants dans l’espace, ils ne sont, pour ainsi dire, que le double aithéré des individus auxquels ils ont appartenu ; ils demeurent sur la terre jusqu’à la dernière oxydation ou destruction des cellules du corps physique. Il y a lieu ensuite de distinguer divers Evestra : l ’Evestrum propheticum . YEvestrum mysteriale.

Le premier est pour ainsi dire l’avant-coureur des événements qui s’accomplissent dans le monde, car il ne faut pas oublier que Y Evestrum tire son origine de l’activité collective de LUnivers, aussi l'Initié qui comprend la véritable nature des Evestra prophelica est un Voyant, un Inspiré.

Le bien et le mal ont chacun leur Evestrum mysteriale , à l’aide desquels on peut reconnaître leur existence et leur attribut. Celui du bien révèle tout ce qui est beau et tout ce qui est bien, il peut illuminer les esprits ; on peut, par Y Evestrum du mal, prédire les maux futurs qui désoleront le monde ; de même, il répand sa funeste influence sur ce monde.

Enfin, Paracelse dit, avec raison, que le corps astral est plus actif chez l’homme endormi que chez l’homme éveillé, c’est pour cela que l'homme peut avoir des rêves prophétiques (i).

Suivant le degré d’avancement intellectuel et moral de l’individualité, l’aura comporte des couleurs et des

(i) Cf.— La Psychologie devant la science et les savants, page 56 et suivantes; un vol. in-12, Paris, 1894.

tonalités diverses, comme nous le verrons. L’échelle aurique possède même une gamme très étendue, qui va du brun le plus intense, au bleu turquoise en passantpar les tons chocolat, gris foncé, gris violet, gris clair, gris perle, pour atteindre au vert pers, au bleu cobalt, bleu turquoise, enfin à une teinte opaline. Ces derniers tons ne se voient que chez des personnes qui possèdent une haute spiritualité.

Les personnes qui ont l’aura bleue sont peu sujettes à subir la volonté et les influences étrangères ; elles ont une grande faculté de perception.

L’aura permet au corps astral de rayonner bien loin de l’individu ; c’est ce pouvoir de rayonner au loin, qui produit les manifestations psychiques, dites télépathiques , absolument indéniables aujourd’hui.

Le rayonnement aurique explique comment certains clairvoyants peuvent voir très loin, auprès de certaines personnes, des faits de leur passé, de leur présent, et parfois, de leur avenir.

Quant une personne a un fluide clair et rayonnant (lumineux), le clairvoyant voit très facilement, parce que, son fluide astral se mêle à l’aura de cette personne, et se confond avec lui, l’interpénètre, de sorte que le clairvoyant naturel peut lire, comme dans un livre ouvert, toute l'histoire de la personnalité observée ; tandis que, le même clairvoyant, a beaucoup de peine à lire dans l’aura de la personne qui n’a aucun pouvoir de projection aurique.

C’est grâce à l’aura mêlé à l’astral, qu’un peu avant sa mort ou dans une grave maladie, un moribond ou un malade peut se dégager de son corps physique et apparaître loin de ce corps à un ami, ou à une personne sympathique (télépathie).

de l’aura

Il n’y a même pas lieu de s’étonner de ce fait, car, 1 état de trouble qui précède la mort est une sorte d’hypnose, à un degré si intense, qu’il permet le dégagement conscient ou inconscient du moribond ou du malade, et ce dégagement le rend clairvoyant.

On est parvenu à fixer sur la plaque photographique, sur les plaques Lumière, les effluves humains. Fluide odique, fluide magnétique; je ne doute pas qu’on ne puisse fixer, très prochainement, d’une manière très saisissable, les auras qui sont divers et diversement colorés, nous l’avons déjà dit, mais qui changent également d aspect et de tonalité, suivant les divers états de 1 ame, suivant aussi les divers caractères et tempéraments, suivant les diverses passions qui agitent l’homme ; amour, colère, jalousie, quiétude, anxiété, angoisse, avarice, égoïsme, etc. (i)

Lame humaine, qui a une partie matérielle et perceptible, est-elle aussi susceptible d'être colorée par 1 aura , d après un auteur anglais, elle peut être colorée en jaune, en rouge, bleu, gris, etc., mais je n’insisteiai pas ici sur ce point, n’ayant pu m’assurer de ce fait par aucun clairvoyant et à fortiori par moimême. ( 2 )

J aboi deiai maintenant l’aura, au point de vue médical, et je montrerai tout le parti avantageux que l’on

(1) Diverses personnes croient avoir déjà obtenu des photographies de l’aura et du fluide astral ; nous pensons qu’elles se trompent et confondent les effluves caloriques et Vaura proprement dite.

(2) Depuis cette époque nous avons pu contrôler, tous les faits de couleur et de passion, contenus dans cette etude par un clairvoyant très avancé.

pourrait en tirer au point de vue thérapeutique. Je vais montrer, tout d’abord, l’aura comme véhicule des microbes pathogènes.

Il y a environ un an, j’ai reçu la thèse doctorale d’un jeune médecin, qui traite de la topographie et de la contagion du cancer. Cette thèse érudite ne précise en aucune façon quel est le véritable véhicule du cancer. Elle constate bien son transfert, ou plutôt sa transmission de l’homme à l’homme, de celui-ci à l’animal et de l’animal à un autre animal elle nous montre même l’arrivée du cancer dans une localité jusqu’alors indemne, et cela, par l’établissement d’un individu dans ladite localité.

Et notre jeune docteur cherche de tous côtés quel a été le mode de transmission et ne le trouve pas, voici pourquoi :

C’est qu’il néglige de tenir compte de l’extériorisation, du dégagement de l’homme, de ce que nous dénommons, aujourd’hui, le double. Dès lors, toute explication certaine, positive, devient impossible.

Or voici les raisons que donne dans sa conclusion, le D r Noël (page 75 ).

« Pour en revenir à notre pathogénie, voici donc ce qu’à défaut d’explication meilleure, nous proposons :

« Les travaux anatomo-pathologiques de M. Brault ( 1 ) et deM.Bard ( 2 ) en démontrant que le cancer n’est ni une inflammation, ni une dégénérescence, que son processus n’est semblable, ni à celui de la syphilis, ni

(1) Brault : Archives de médecine , 1885.

(2) Bard : Anatomie générale des tumeurs. In Archives de Physiologie, 1885, et spécificité cellulaire, Archives de Physiologie, 1886.

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à celui de la tubercolose, ces travaux autorisent avec les données cliniques que nous avons relatées, une interprétation différente de celle qui est applicable aux maladies infectieuses.

« Une tumeur végétale maligne est répandue dans les bois et les vergers ; cette tumeur semble contagieuse, le taches cancéreuses des forêts de sapins, les risques d’inoculation par les greffes des branches malades le prouvent. Mais la contagion, en raison de l'immobilité de larbre, ne peut qu’être indirecte. Comment s’établit-elle? C’est alors peut-être qu’intervient le rôle des insectes démontré expérimentalement par Moreau (i) et par bien d’autres.

« Les grosses guêpes des bois semblent affecter une certaine prédilection pour le cancer ou chancre des arbres. Dans leurs pérégrinations,transportent-elles la maladie?Et non seulement la transportent-elles à un autre arbre, mais encore, déposent-elles l’agent cancéreux dont elles sont souillées, sur des végétaux à l’usage alimentaire de l’homme. Dans une lettre au D r Fiessinger, le D r Ruffer parle de la grande fréquence des protozoaires qui vivent en saprophytes sur les insectes. Ceux-ci peuvent également transporter, mêlées au pollen qui souillent leurs pattes, les spores contaminatrices, à supposer que celles-ci constituent l’agent pathogène. Nous n’affirmons rien, nous demandons simplement si l’infection par les insectes est possible ?

« A son tour, l’homme qui absorbera le végétal

(i) Moreau : Archives de médecine expérimentale, I er septembre 1894, et Revue scientifique, 12 janvier 1895.

l’homme invisible

contaminé deviendra-t-il cancéreux (i)? Mais répandu sur les arbres, transporté sur le corps des insectes, cet agent cancéreux peut infecter de manière multiple. Il peut tomber dans les eaux alimentaires, être charrié par les rivières, ce qui expliquerait l'influence des cours d’eau, surtout quand ceux-ci, sujet à des débordements, laissent déposer en dehors de leurs rives, des germes qui, desséchés, sont ensuite mêlés à l’air. Il peut encore être déposé sur les parties découvertes du corps humain, soit qu’un insecte chargé du principe cancéreux, vienne se poser sur la face ou les mains, soit que ce principe tombe tout naturellement sur 1 épiderme chassé par le vent, sur le touriste qui se promène dans les bois.

tt En effet, le D r Fiessinger (2) a insisté sur ce point, le cancer semble se développer de deux façons distinctes, par l’intermédiaire de ce qu’on avale, et par l’intermédiaire des doigts ; ce sont d’une part, le cancer du tube digestif, les cancers internes; ce sont, d’autre part, les cancers des lèvres, des ulcérations, des cicatrices, des mamelons, etc., où se portent les doigts.

« A défaut de certitude, cette hypotèse a du moins l’avantage d’expliquer les faits que nous avons recueillis. Cette interprétation nous paraît très vraisemblable. Nous n’avons pas la prétention d’affirmer, ni qu’elle est vraie, ni qu’elle est définitive. »

Nous répondrons au jeune docteur certainement que l’interprétation présentée par le D r Fiessinger est

(1) Non, évidemment, car le cancer ou chancre des arbres est

le cancer animal sont, d'après nous, choses différentes, au moins dans leur état de virulence. E. B.

(2) .Fiessinger : 7 \evue de médecine , 1893, tome XIII. •

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très vraisemblable ; mais ce qui entre par la bouche, dans le corps, peut ne jamais donner le cancer, quand bien même l’agent pathogène serait absorbé avec la nourriture ; de même, les doigts véhiculant cet agent, peuvent ne pas donner lieu à des maladies cancéreuses, même dans le cas où ces doigts seraient en contact avec des muqueuses, des excoriations, des cicatrices, etc. Il est des personnes qui, par tempérament, sont presque réfractaires à toute espèce de contagion, tandis que d’autres, les absorbent comme une éponge humide absorbe l’eau.

Or, ces personnes presque réfractaires à toute contagion, le sont parce que, leur aura est tellement pur et sain qu’il ne saurait être souillé ou contaminé par la maladie, à moins de circonstances tout à fait exceptionnelles qu’il serait trop long d’énumérer ici (i).

Ainsi donc, dans tous les cas de maladies, il faut absolument tenir compte de ïExtériorisation , surtout dans le cas en question, parce que, le double aithérique de l’homme principalement dans les pays humides qui empêchent le rayonnement,loin du corps, absorbe les microbes des maladies, et ceux-ci imprègnent le corps d’une manière si sensible qu'ils font partie même du corps; le fluide aithérique interpénètre l’homme, de telle façon, qu’il ne fait qu’un avec lui. On voit donc, par là, que l’agent pathogène a plus d’action dans cette condition, que s’il se déposait sur la peau, c’est-à-dire, à l’extérieur de l’individu, et même que s’il pénétrait dans le corps, avec la nour-

(i) Evidemment,si le chirurgien armé du bistouri inoculait un germe pathogène personne ne saurait, dans ce cas, rester indemne de cette inoculation.

riture, car il peut être expulsé de celui-ci avec les résidus de l’alimentation, tandis que le même agent absorbé par l’aura pénètre dans les tissus même de la chair.

Voilà ce que nous voudrions que les docteurs comprissent, surtout ceux de la Nouvelle Ecole, plus accessibles que leurs aînés aux idées propagées par l’Occultisme scientifique. Mais, il faut dire que les médecins font bien souvent de l’Occultisme sans s’en douter. Ils font de l’Occultisme, en effet, quand ils ordonnent d’isoler les malades, d’aérer et de ventiler leurs chambres, de les tenir sèches, de faire dans leur intérieur, des fumigations balsamiques et antiseptiques ; toutes précautions qui empêchent, en effet, les auras fluidiques des drcuvidus t absorber les émanations délétères et méphitiques qui constituent bien souvent, à elles seules, la maladie ou qui aident toujours à la propagation des maladies infectieuses.

Telle est la nouvelle voie que devraient suivre les jeunes docteurs, car c’est la voie sûre, certaine, qui conduit à la vérité !

Ce qui précède m’amène à vous dire, et ce sera la conclusion de la première partie de ma communication, que l’étude des auras est pour le médecin une question capitale pour prendre connaissance de l’organisme psychique, car l’aura sublime renferme en elle tout l'homme , comme santé, caractère, tendances, etc. Dans cette atmosphère fluidique, le voyant exercé ou le somnambule intelligent et instruit peuvent trouver la cause et l’indice des maladies physiques et mentales ; alors, le médecin averti, pourra agir sur l’aura du malade pour déterminer des réactions nerveuses sur toutes les parties du corps, facilitant ainsi la réus-

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site des procédés actuels delà thérapeutique ordinaire. Si le malade est susceptible d’ètre hypnotisé et qu’il y consente volontiers, ayant entière confiance en son médecin, celui-ci agira sur le double aithérique du sujet extériorisé, faisant absorber à son organisme infiniment délicat, les remèdes par suggestion ou en substance aromale répandue dans la zone occupée par l’extériorisation de son sujet, ou, en infusant de la sensibilité extériorisée dans un récipient contenant le médicament voulu, mais très dilué.

Ce traitement, essayé pour des indispositions peu graves, donnera la mesure de l’efficacité, ainsi que de la promptitude de réalisation de ce mode d’opérer.

Chaque individu, nous l’avons déjà dit, a son aura propre et bien différente de celle d’un autre : couleur, force, expression, densité, odeur, mouvement sont divers dans l’aura. Parfois, il est facile de déterminer la couleur générale d’une aura, quand le sujet en bonne santé est élevé en intelligence et en moralité; mais, si cette même personnalité se trouve malade, ou sous l’étreinte d’un chagrin ou d’une angoisse quelconque, soudain, l’aura se modifie dans toutes les qualités qui la constituaient auparavant.

Pour un liseur d’auras exercé, c’est une étude véritablement curieuse que ces profonds changements apportés dans l’organisme psychique ; ils indiquent combien les passions, les mouvements de l’âme exercent d’empire sur la santé psychique et physique de l’être humain.

En définitive, l’attention de l’homme de garantir par sa moralité, sa vertu, le fonctionnement régulier, le calme de son organisme psychique s’accorderait parfaitement avec l’enseignement des religions qui

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recommandent toutes, la pratique de la vertu pour goûter en ce monde et dans celui de l’au-delà, de l'invisible , le bonheur, auquel tout être doit aspirer naturellement.

Pour résumer ce qui précède, nous dirons que l’aura est une sorte d’effluve lumineux qui entoure l’homme ; mais celui-ci n’est pas seul à posséder une aura, les animaux, les végétaux, de même que les minéraux possèdent également les auras , souvent caractérisés par une odeur sui generis , comme, par exemple, dans le fer, le cuivre, etc. Chez les animaux, les végétaux et les minéraux, ces effluves ont moins d’étendue, d’expansion qu’autour de l’homme, et chez celui-ci ces effluves ont d’autant plus d’étendue que l’homme est d’une plus grande moralité ; ils s’étendent aussi plus ou moins suivant le degré d’avancement intellectuel de l’Individu, cette aura peut varier de o, 3 o à 0,45 cent., et même plus, suivant le degré plus ou moins élevé de la spiritualité du sujet, il affecte une sorte d’ovale ou Œuf autour du corps humain, c’est pour cela qu’on la dénomme Œuf Aurique.

Généralement, plus l’aura s’éloigne du corps de l’homme, plus sa densité s’affaiblit; elle se raréfie de plus en plus en se dirigeant vers sa périphérie et de là elle se fond graduellement dans l’aither ambiant. Si nous observons attentivement l’aura, qui rayonne autour de l'homme, nous voyons qu’elle est formée de zones distinctes, correspondantes à des états différents de la matière qui en forment bien les couches, ou des sortes de nuages distincts les uns des autres, mais qui s’interpénétrent de la même manière que le double aithérique de l’homme s’interpénétre dans son corps. C’est bien à tort qu’on a comparé ces couches

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d’aura successifs aux couleurs du spectre solaire ; chez ce dernier, les couleurs sont parfaitement distinctes les unes des autres, et ne sont en contact que par leurs bords, mais elles ne s’interpénétrent pas, car elles ne feraient qu’une seule teinte.

Comme tout dans la nature est septuple, il est certain que l’aura est aussi septuple, mais nous devons ajouter, cependant, que le meilleur voyant ou Psychomètre ne peut guère compter que cinq parties de l’aura, auxquelles on a donné, comme nous allons voir, différents noms.

Mais qu’est-ce donc qu’un Psychomètre ? dira le lecteur.

Qu’est-ce donc que la Psychométrie ?

Pour expliquer la valeur exacte de ces termes, nous aurons recours à un ouvrage d’une grande utilité pratique, dans lequel nous lisons :

« Le Psychomètre est un moyen de mesurer la valeur de l’âme, de l’intelligence ; tel est le sens générique qui a été défini, pensons-nous, pour la première fois par Bonnet, à l’état de simple question : « le nombre des conséquences justes, dit ce philosophe, que différents esprits tirent du même principe, ne pourrait-il pas servir de fondement à la construction d’un Psychomètre , et ne peut-on pas présumer qu’un jour, on mesurera les esprits (sans jeu de mots) comme on mesure les corps » (i)...

Dans la langue occulte, ce terme est synonyme de Médium, de Clairvoyant , c’est-à-dire d’une individualité, qui dégageant de son corps (son double) son Astral . peut lire le passé, le présent et l’avenir.

(i) Contempla lions , IV, io.

En ce qui concerne la Psychométrie , nous dirons que le même ouvrage (i) nous apprend que c’est la sensibilité extrême d’une personne, qui lui permet de se dégager de son corps, c’est-à-dire de faire sortir son astral et de voir ou plutôt prévoir les événements.

Voici la définition que Buchanam donne de cette faculté dans son Manuel de Psychométrie : « Là Psychométrie est le développement et l’exercice des facultés divines dans l’homme. Cette sphère inexpliquée de l’intellect qui comprend les réponses oraculaires, analogues aux révélations des somnambules, les prophéties des Saints, les pronostics du Destin, les présages mystérieux, de çiême que les impressions soudaines qui dirigent la conduite de beaucoup de personnes. »

La Psychométrie est, nous l’affirmons hautement, une science réelle , incontestable, comme a pu s’en convaincre le lecteur par les lignes qui précèdent,

La première partie est dénommée A ura de la Santé, c’est l’aura du corps physique, proprement dit, et dont elle relève immédiatement. Suivant son aspect, on peut déterminer le plus ou moins de santé de l’individu.

Cette aura est de couleur variable, mars bien quelle soit la plus dense des auras, sa couleur est très pâle, elle est, pour ainsi dire, incolore, mais elle comporte de lignes rectilignes striées,, qui se dirigent dans tous les sens de la périphérie du corps, qui est le centre ou

(i) Cf. — Le Dictionnaire d’okientalisme, d’ Occultisme et de Psychologie , V« Psychométrie ; 2 vol. in-18, Paris, H. Chacornac, 1 i, quai Saint-Michel et à la librairie des Sciences psychologiques, 42, rue Saint-Jacques, et chez L. Bodin, rue Christine.

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point de départ de ce rayonnement de lignes ; il en est, du moins, ainsi dans un corps sain ; chez un malade, au contraire, les lignes, au lieu d’irradier régulièrement et parallèlement entre elles, se projettent du corps à la périphérie de l’aura sans rectitude* aucune et fort confusément dans des directions diverses.

La' seconde aura est dénommée Aura Pranique , elle est intimement liée à Y Aura de la Sanie'. C’est incontestablement l’aura Pranique qui, chez les personnes bien portantes, détermine la rectitude rigide et le parallélisme des lignes ou rayons de l’aura de santé ; les personnes dont l’aura de santé est ainsi constitué n’ont rien à craindre des germes morbifiques des épidémies, car ces germes ne sauraient pénétrer leur organisme humain.

Quand un individu, au contraire, est fatigué, maladif pour une cause quelconque : faiblesse constitutionnelle ou atavique, débilité, anémie, blessure, surmenage. excès quel qu’il soit, et qu’une grande dépense de fluide vital est faite, est employée pour sustenter le corps, pour réparer des dommages, des pertes quelconques, il se produit dans ce cas, une diminution du rayonnement aurique ; ce sont là des faits bien et dûment constatés par les clairvoyants.

La troisième aura se trouve dans le champ des Manifestations karmiques , dans lequel champ se réflète, comme en un miroir, toute pensée, tout désir de la Personnalité ; aussi, c’est cette aura qui permet au Voyant de juger du caractère et des passions de la Personnalité. C’est la substance moins dense que les deux autres, de cette troisième aura, qui fournit aux Elémentals, la matière nécessaire à leur création, car c’est la même aura qui est la matière essentielle du

corps astral et qui permet à ceux qui ont la faculté de dégager leur astral de se créer ce corps astral pour voyager dans l’espace aithérique, pendant que dort ou sommeille profondément leur corps physique.

Nous ferons ici une remarque importante, c’est que les manifestations de cette troisième aura sont fugaces et temporaires, très fugitives parfois; elles ne durent que proportionnellement à l’intensité, à la force, à l’énergie du désir qui les a provoquées ; mais, malgré leur fugacité, elles n’en sont pas moins enregistrables, photographiables instantanément sur la plaque akasique, (i) si l’on peut dire, et elles concourent ainsi à la lecture du karma de la personnalité qui à engendré ces manifestations extrêmement variables ; on peut les juger par leur coloration, leur éclat, etc.

La quatrième aura, celle dite Aura du Manas Inférieur , est destinée à enregistrer l’ascèse ou ascension de la Personnalité, dans son évolution, dans sa marche en avant vers le progrès. D’après les Voyants, la substance de cette aura serait formée par la matière des sous-plans inférieurs du Plan Dévakanique. C’est la substance de cette quatrième aura qui sert à faire le véhicule dans lequel se fixe pendant son rêve dévakanique, la Personnalité; ce véhicule est supérieur, bien entendu au corps astral. C’est aussi dans cette quatrième aura qu’apparaissent les rayons d’intellectualité et de spiritualité, qui ne pourraient trouver place, dans les Coques ou enveloppes inférieures; nous ajouterons cependant que les vibrations générées

(i ) On désigne sous ce terme d 'akasa la matière une. primordiale, l’aither ambiant. — Cf. — Dictionnaire d'orientalisme, d'occultisme et de psychologie, passim.

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par les désirs se répercutent jusque dans cette aura Manasique et cela d’une manière assez intense pour y produire la môme teinte que celle de Y Aura Kamique; aussi est-ce dans celle-ci quon peut lire, comme dans la précédente, le caractère d’une personne : ses bons et ses mauvais instincts, en un mot ses dispositions générales.

Ce sont les auras kamique et manasique inférieure qui fournissent les couleurs ou nuances déterminées par les diverses qualités mentales ou morales de la Personnalité.

La cinquième aura est celle du Manas Supérieur , c’est Y Aura de ïIndividualité ; elle n’est pas visible chez bien des personnes, par la raison bien simple que peu de gens la possèdent de nos jours. Sa matière est formée d’une substance extrêmement subtile : celle des plans sous-dévakanique supérieurs. Cette aura est le véhicule de l’Ego incarnateur, véhicule qui le suit dans ses existences successives et qui marque, suivant son état, le degré d’avancement de YEgo. Chez les personnes très avancées dans le domaine de la spiritualité, cette cinquième partie de l’aura prédomine à tel point sur la quatrième qu’elle arrive presque à annihiler celle de la Personnalité.

C’est à l’aide de ces diverses parties de l’aura, que pendant notre sommeil nous pouvons atteindre successivement à des plans de plus en plus élevés, car seule l’aura de la santé reste dans notre corps. L’aura Pranique, ainsi qu’une partie de la troisième, (aura mentale) celle qui n’est pas nécessaire à la formation du corps astral de même que l’aura du manas inférieur et celle du manas supérieur nous permettent de voyager en astral et de le parcourir dans ses sousplans.

Pour atteindre un Plan supérieur : le Plan Dévakanique ou Plan Spirituel, la Personnalité humaine doit dépouiller la quatrième aura, car il lui faut un véhicule beaucoup plus subtil pour s’élèver dans cette région supérieure, la Personnalité laisse donc les auras inférieures attachées à son corps ; • et n’utilise que Y Aura Buddhique.

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