‹ L'homme [microforme]Chapitre 15 sur 55 · leg pme me ee · texte numérisé non relu

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t nous nous inclinons . Au-delà de ce que l'harmonie des mernous approchons du écoutons, avant de S nuits d'été, quand 1ées lumineuses, qui nière, nous oublions , Entraînés par leur ns pas, et nous nous la profondeur des à nature, Elle nous

éclatant sur elle “ur nouvelle et plus agrandit, sans Je monde invisible, le qui est la relation et à travers cette rdre apparaît plus treint nous permet gnificences, tantôt Sur le bord de Ja im délicat, tantôt umière durant les ssignol, quand la Soir ; que peuvent 1er derrière elle, rofondeur ou en

même incapables idieux de parler d'il n’a pas fait?

Une fausse conception de la nature provoque presque toujours le ton sentimental. Peut-être l’homme qui doit prendre la création au sérieux, la regarder comme une réalité, est-il condamné, quand il la regarde d’un œil impur, à la dégrader par la fausseté du langage. La poésie, dans le sens où le dix-huitième siècle a pris ce mot, est une des choses les plus ridicules et les plus honteuses qui soient; c’est une grimace honteuse qui, refusant de voir les choses comme elles sont, voudrait les voir comme elles ne sont pas, et prostitue les larmes à son ignoble jeu. Les larmes, mystère

profond! les larmes qui condamnent quand elles ne sauvent pas.

Outre la parole articulée, l’homme possède deux paroles singulières, secrètes, inconnues, qui sont le rire et les larmes. Le dix-huitième siècle, non content de faire mentir la parole articulée, a fait mentir le rire et a fait mentir les larmes, Voltaire a accompli cette œuvre triple; il l’a accomplie copieusement jusqu’au bout, sans faillir et sans s'arrêter. Il a prostitué le rire quand il a voulu, par lui, déshonorer le mystère des choses Surnaturelles; il a prostitué les larmes quand il a voulu, par elles, déskonorer le mystère des choses naturelles. Le même homme qui se moquait de l’Écriture s'attendrissait à propos d’Orosmane. Il écrivait :

Je ne m'attendais pas, jeune et belle Zaire,

Ux nouveaux sentiments que ce lieu vous inspire ; Quel espoir si flatteur ou quels heureux destins, De vos jours ténébreux ont fait des jours sereins. La paix de votre cœur relève encor vos charmes, Cet éclat de vos yeux n'est plus terni de larmes, Vous ne les tournez plus vers ces heureux climats Où ce brave Français devait guider vos pas:

Vous ne me parlez plus de ces belles contrées Où d’un peuple poli les femmes adorées Reçoivent cet encens que l'on doit à vos yeux, Compagnes d’un époux et reines en tout lieu.

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La niaiserie Poussée à ce degré réclamait un terme qui manque dans Ja langue; mais Ja galanterie, qui attendrissait les sensibles Spectateurs des anciennes tragédies, la galanterie

qui permettait à Orosmane, sultan et musulman, d'aborder ainsi l’objet de sa flamme :

Vertueuse Zaire, avant que l’hyménée oigne à jamais nos Cœurs et notre destinée,

la galanterie n'est-elle pas une stupi l'amour, destitué du mystère qui est le fo

pleuraient des bergeries de Florian ne pourrait-elle pas nous aide

l'expression !.. Sara se mit à lui fut prédite; et Isaac po hébreu, signifie Rire.

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lamait un terme qui rie, qui attendrissait agédies, la galanterie nusulman, d'aborder

e destinée,

: infâme parodie de nd de toute vérité ?

humaine comme il sibles ou invisibles qui riaient de tout ette double lâcheté ir, entre le rire et nde ressemblance ?

as situées au-delà pe à celui-ci ? Qui nme la limite de naissance d’Isaac e Rire. Isaac, en

ourir sans nous inture, Si quel.

is collégiens la e portrait de ces guérir de cette n'est pas seu- Boucher, Fra- Pourrie, et ces t aux passants

les secrets de leur mère, Toutes ces figures déshabillées et fardées ne sont pas seulement laides, elles sont dégoûtantes. Si au moins ces cadavres étaient verts, on les reconnaïitrait pour des cadavres. Mais comme ils sont roses, on ne sait plus de quel nom les nommer.

Je n’en connais qu'un; ils sont la figure du dix-huitième siècle, pourri, frisé, fardé, infect et sentimental]! Les bergers de Watteau ressemblent à des Paysans, comme des tragédies de Voltaire ressemblent à des drame

Tous les siècles ont vu de grands crimes, et l'antiquité en a commis qui seraient étonnants aux yeux d’un être qui ignorerait l’homme. Mais, en général, soit dans la vie, soit dans la science, soit dans l’art, l’homme sentait la terreur mystérieuse qui rend témoignage au Dieu inconnu; et il attestait, en l’outrageant, la présence de Celui qui ne dort pas, de Celui qui voit les œuvres de la nuit, de Celui qui s'appelle éternellement rémunérateur et vengeur,

Le dix-huitième siècle fit autrement, Il ne voulut pas seulement outrager Dieu, il voulut l'oublier gaiement. Il voulut effacer son nom, faire une nature et faire une humanité où ce nom ne serait pas écrit. Il voulut enlever à l'innocence sa raison d’être et au crime son sérieux. Il voulut badiner sur les ruines de Dieu et sur les ruines de l’homme.

Certaines gens croient que le dix-huitième siècle a exagéré et que c’est là son défaut, Loin d’exagérer, le dix-

huitième siècle n’a Pas terminé son œuvre, Il s’est arrêté Certaines gens, disais-je Plus haut, croient que les criminels sont de nobles à

t pas maîtriser

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grains de blâme, quan devoir est d

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d il s’agit de dire: Voilà e flétrir, et Î

rait dans sa Saleté, niaiserie sans égale,

Serpents, race d orgueil, c'était un

€ vipères, ce que vous prépariez dans votre € &ravure de modes!

ivre, Il s’est arrêté laut, croient que les Chant pas maitriser excès de grandeur dix-huitième siècle.

‘iminels en général, ont des êtres mous, Pents, insignifiants

cette observation.

anté le contraire!

je veux compter sse entre quelques oilà le mal. Notre quelques réserves aut avoir horreur, Curieuse, et avec siècle aboutit à auche, prolongée tique, qui s’admilux jours cette

pariez dans votre

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