SEE
= 7 el
Dee
Il devait honorer la raison de l’homme, parce qu’elle est honorable : aussi, comme il fut infidèle, il la déshonora, car il voulut l’adorer, et vous Savez sous quelle forme!
Une erreur engendre plusieurs erreurs et les engendre de différentes façons. Elle en produit directement quelques-unes par voie de filiation. Elle en produit indirectement quelques autres par voie de réaction. De cette seconde manière, le Jansénisme, qui semblait mépriser la création, appela le dix-huitième siècle qui aurait dû l’honorer, l’étudier, l’épeler, la lire, l’admirer, et qui la déshonora, parce que, faussant son œuvre, il voulut l’adorer.
Le dix-huitième siècle laissa l’Europe parfaitement con-
ommes d'esprit choisissaient bassesse et par peur, choi-
Le dix-neuvième siècle, qui a faim et soif de plénitude, ne pourrait la réaliser que par l’union profonde de la Science et de la Religion.
Il faut que les sciences constituent la Science. Il faut que la Science sache, comprenne, sente et proclame que la vérité est une et que la religion, étant vraie, ne peut ni contredire, ni gêner la vérité. I] faut établir l’unité de Dieu. Dieu ne se contredit pas, et puisqu'il est Un, il ne peut jamais, en aucure manière, se gêner, se troubler, s’embarrasser et se démeniir.
Joseph de Maistre eut l’un des premiers, parmi les con temporains, la gloire de proclamer cette vérité évidente, C’est un fait bien remarquable et c'est une loi bien profondei La gloire consiste toujours à dire non des choses compliquées,
nn ll rx 56
eneirig à
en
mm
qu’elle est onora, car
gendre de lques-unes t quelques ranière, le appela le r, l’épeler, 1Ssant son
nent conidictoires, isissaient eur, choi-
lénitude, ( Science
faut que la vérité ntredire, Dieu ne nais, en Tr et se
es con:
e, C'est dei La liquées,
AU um GE oc
SES | eo >
étranges, contestables, mais des choses évidentes, De Maistre eut la gloire d'écrire cette phrase naïve :
« J'en jure par l'Éternelle vérité! La Science et la foi ne s’allieront jamais hors de l'unité, »
C'est comme s’il eût dit: Dieu est Dieu, — et l'affirmation sembla paradoxale.
« Les sciences, dit-il ailleurs, germent comme tout ce qui germe; elles croissent comme tout ce qui croît, elles se lient avec l’état moral de l’homme. »
Et encore :
Ces lignes admirables semblent être la préface du livre de la Science, qui Commence par le mystère, Le dix-huitième siècle eut la haine du mystère, parce qu’il eut la haine de la lumière, et ces deux haines n’en font qu'une. Il crut que les sciences devaient, pour flatter l’homme, nier les mystères ; et, par cette négation et même par la disposition d'esprit d’où cette négation procède, il perdit la clef des sciences.
Magnifique attitude de l’homme qui n’a la lumière, même dans l’ordre naturel, que s’il accepte le mystère naturel, qui est le fond des choses. I] Comprend dans la mesure où il
s'incline; l'humilité de l'intelligence est la mesure de sa grandeur,
«Il n’y a, dit de Maistre, aucune loi sensible qui n'ait derrière elle (passez-moi cette expression ridicule) une loi spirituelle dont la Première n'est que l'expression visible. »
Enfin, dans une page célèbre :
« Attendez que l’affinité naturelle de la Religion et de la Science les réunisse dans la tête d’un seul homme de génie l'apparition de cet homme ne saurait être éloignée et peut-être même existe-t-il déjà, »