LE RESPECT HUMAIN
comprend l'Être et linintelligence comprend le Néant. C'est en touchant à la science du mal que l’homme a désappris tout ce qu’il a désappris, le jour où Satan l’a trompé. L’inintelligence comprend le Néant. Ce dernier mot donne la clef des choses de ce monde: il explique les réputations humaines. Beaucoup d'hommes seront trop bas pour le comprendre encore; d’autres hommes de niveau avec lui, le comprendront déjà,
Mais peut-être le génie voyageur, étant au-dessus de lui, ne le comprendrait plus. Et moi qui ai tant souffert dans ma vie de voir les choses de l'intelligence n'être pas comprises par des êtres trop au-dessous d'elles, je jouirais de voir les choses de l'inintelligence n'être Pas comprises par un être trop au-dessus d'elles, Et si j'arrivais à prononcer devant lui le nom de cette chose qui n’en devrait pas avoir, si je disais: < Les hommes appelient respect cet inexplicable et universel mépris de tout ce qui est, > la conversation finirait sans doute, Je verrais l'Esprit voyageur déployer ses ailes de diamant, légères et brülantes: fatigué de l'absurde, il s’envolerait Pour se reposer; croyant à une plaisanterie dont je m’obstinerais à lui refuser le mot, il irait chercher, dans les régions
supérieures, des choses claires, des choses simples, des choses intelligibles.
Le Oui et le Non sont en présence,
Bien des gens, qui ne savent
rien, reprochent à la vérité d’être intolérante. Il faut s’expli
quer sur ce mot.
que la vérité et l'erreur sont ; deux reines, dans son Toyaume ; deux divinités qui se partagent le monde, Sans que l'une ait le droit d’ i De là l'indifférence
| ; la haine L | lui plait, mais ne Jui suffit pas: il lui
faut l'indifférence. re à part: haine froide uelquefois à elle-même
différence n’est jamais haine doublée du mensonge,
; Il faudrait aux hommes, pour vomir chaque jour contre d’injures ardentes, une certaine déter-
leur caractère.
re le blasphème sortir d’une iginel est là; la liberté de Son explication. Mais ce qui
si a EX è TD D @ @ a p
ent à la vérité mot.
t l'erreur sont ; deux reines, paix chacune gent le monde, aine à l’autre.
itan; la haine lifférence.
: haine froide is à elle-même e n’est jamais
Jour contre rtaine déter-
aucun parti.
licable, étant tait. Ce qui sortir d’une . liberté de Mais ce qui
me plonge dans une Stupéfaction absolument inexplicable, c'est la neutralité,
Il s’agit de l'avenir humain et de l'avenir éternel de tout ce qui a, dans l'univers, intelligence et liberté, Il s'agit certainement et nécessairement de vous-mêrne, comme aussi de toute personne et de toute chose. Donc, à moins que vous ne vous intéressiez ni à vous-même, ni à aucune personne, ni à aucune chose, il s’agit certainement et nécessairement d’un intérêt sacré Pour vous. Si vous êtes vivant, excitez en vous la vie. Prenez votre âme et apportez-la dans la mêlée! Prenez vos désirs, prenez votre pensée, votre prière, votre amour! Prenez dans vos mains les instruments dont vous savez Vous servir et jetez-vous tout entier dans la balance où tout pèse,
Si vous êtes endormis, réveillez-vous. Si vous êtes mort, ressuscitez. Cherchez dans votre vie passée, dans votre vie éteinte le meilleur de Vos souvenirs. Rappelez-vous Je parfum matinal des rosées d'autrefois que vous avez dû sentir, et Voyez si vous avez la force de dire: Qu'importe !
Placé entre le feu de ceux qui aiment et le feu de ceux
Sachez-le donc! ce n'est pas à l'homme en général, c'est à Vous en particulier que l'appel est fait; car toutes les forces morales, intellectuelles, matérielles, qui se trouvent à votre disposition, sont autant d'armes que Dieu vous a mises dans les mains, avec la liberté de vous en servir pour lui ou contre lui, Il faut vous battre; vous vous battez nécessairement. l ne vous est laissé que le choix du camp.
Il a demandé une place pour naître: on la lui a refusée, Les
Il a demandé une place pour vivre: on la lui a refusée, Le Fils de l'Homme n’a pas eu où reposer sa tête; et quand il s'est agi de sa mort, il n’a pas eu cinq pieds de terre pour s'étendre: la terre l'a rejeté entre le ciel et elle, sur une croix.
Or, celui qui a demandé demande encore. Il demande une place pour naître: — ces gens qui remplissaient les
RES en mn
on
Un homme qui fait un livre, qui a une imprimerie à son
service, dispose d’une puissance incalculable, Nul n’a mesuré et ne mesurera jamais les actes intérieur
provoque ou qu’il arrête. Or demandez à un voyageur qui ne serait pas fait aux habitudes de la terre,
» quel usage font en général, de la force mise dans leurs mains, ceux qui portent
ainsi la parole devant le monde.
» €t imaginez son étonnement, s’il
| t un journal, Mais quelles proportions prendrait, dites-moi, cet étonnement si l’auteur de ce
livre ainsi ouvert ajoutait: «Il est vrai que j'ai parlé pour tion d’amuser mes
ennuyeuse, >
De toutes les folies que le diable inspire, voici la plus digne
de lui. La vérité est ennuyeuse. La vérité! mais c’est elle qui est la béatitude! La vérité! mais c’est el
Principes des extases! C'est elle que toutes le connues s'efforcent de symboliser. C’est elle d lointains causent des transports inconnus.
C'est elle qui faisait fondre de bonheur l'intelligence glorieuse de saint Athanas ceux qui l’avaient envoyé là pour le
» au centre du désert, e exilé, pendant que punir s’ennuyaient à
L'âme humaine est faite pour temps comme dans l'éternité, I] n’y à pas deux Sources de bonheur, il n’y en a qu’une, mais elle ne tarira pas, et tous Peuvent y boire! Avez-vous donc l’amour de l'ennui? adressez-vous au néant. Avez-vous donc l'amour de Ja Vie, !’ du Bortheur, l'amour de l’Amour ? adressez-
la pâture divine, dans Je
amour vous à l’Être,
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ont envoyé Jésus nt admirablement yeuses auxquelles iste inexprimable,
imprimerie à son . Nul n’a mesuré u extérieurs qu’il iC à un étranger, itudes de la terre, Quel usage font Ceux qui portent
étonnement, s'il fais quelles prosi l’auteur de ce J'ai parlé pour | d’amuser mes que les choses ieu ni l’homme, e la vérité est
ci la plus digne mais c’est elle elle qui est le les splendeurs lont les rayons
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ivine, dans le iX Sources de a Pas, et tous ennui? adres- | Vie, l’amour s à l’Être,
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Me parlerez-vous de l'indifférence à laquelle l'erreur a droit? Que diriez-vous d’un médecin qui, appelé près du lit de votre femme malade, refuserait de la traiter par égard pour la maladie, qui exige les bons procédés de l'indifférence ? € Car, enfin, dirait ce médecin, entre la maladie et la santé je suis impartial; je suis éclectique: eh bien, pourquoi la maladie ne vaudrait-elle pas la santé? Le choléra pourrait vous faire connaître des crampes qué vous ignorez sans lui. Il faut goûter de tout, tout admettre, tout essayer. Pourquoi ne pas essayer du choléra? Vous le jugez sur l'autorité des autres: chose indigne d’un philosophe ! I1 faut l’apprécier vous-même, pour que votre appréciation soit raisonnable. L’angine couenneuse peut vous orner la gorge de végétations que la santé vous refuse, C’est une richesse et un progrès. Sans doute cette végétation n’est qu'à moitié légitime, mais ne serait-ce pas aller un peu loin que de la condamner ? Cela serait, ce semble, tomber un beu dans le fanatisme. »
Vous sentez l’horrible et le ridicule, quand il s'agit des choses visibles.
Sachez donc que les maladies, les végétations du corps humain, les champignons, les cancers, etc., sont une conséquence de ces horreurs invisibles que l’Apôtre appelle les productions superflues du péché. Songez que le mal physique, dont vous ne pouvez pas nier l'horreur, est la conséquence, le reflet, l'avertissement de l'erreur et du mal invisible.
Qu'est-ce donc que l'erreur, puisqu'elle engendre de tels enfants ?
Et maintenant jugez, s’il vous plait, l'indifférence, elle qui demande que l'erreur soit!
Moi, je n'ose pas y penser.
Satan est le prince de l'ennui, du désespoir et de toute douleur.
Dieu est le maître de la joie. Que l'indifférence se regarde donc et qu’elle se juge!
Voilà l'indifférence théorique et dogmatique. Quant à l'indifférence pratique, elle tient à peu près ce langage:
meme
sensations s'émoussent avec l’âge e
Cette pensée est désagréable. Cependant si Dieu me de quitter un instant ces choses ennu teuses, Mourantes et mortelles i présent et au désespoir éternel, puis de les échanger contre la vie, la joie et la béatitude, je refuserais : je ne l’écouterais même pas me Parler, J'irais Jouer un jeu qui m’
de pourpre et d'or! Va-t'en, majesté ! Va-t'en, Splendeur !
ang au jardin des Olives !
a-t'en, toi qui a$ été transfiguré sur le Thabor! Va-t'en!
Pourquoi y allez-vous ?
Parce que j'en ai l'habitude.
té
le la peste soit Ja dites et je ne le ate de Ja mort ; il nfer, et que tout m'ennuie, que les la mort viendra.
'ieu me proposait monotones, mensent au désespoir échanger contre € ne l’écouterais m'ennuie et lui et propriétaire S dans tes flots ’en, splendeur !
din des Olives!
abor! Va-t'en!
PTE ne ge
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