‹ L'homme n'est pas parfait; tableau populaire en un acteChapitre 3 sur 34 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

GODOLPHIN, puis LOUISETTE.

An lever du rideau, le théâtre est vide. — La porte du fond s'ouvre mystérieusement, et Godolphin montre le bout de son nez. — Il est en costume de pâtissier et tient dans ses mains un énorme gâteau de Savoie, surmonté d'une rose.

GODOLPHIN, entrant.

Personne! et, comme tous les dimanches, la clef sur la porte! vite, déposons ma faible offrande sur l'aulel de

1 amour. (ll pose avec précaution le j^'âtoau sur la cheminée.) 0 Loui-

seitel... Louisetle!... Ahl c'esl-y S(Miii d'être litnide... avec les blanchisseuses I c'est vrai, je n'ose p.TS lui dire : « rollo jeune fille qui l'en vas rieuse, je votis adore. » JMais moi pas bêle, je m'ai fait faire une poésie... une poésie aux tiulIVs... et tout à l'heure, je vas... (Prêtant l'oreiiie.') Du bruii !... filons!... 0 Vénus, toi qui protèges les personnes seiiliuien-

tales, ne lâche pas les pàllSSierS 1 (il disparait par le fond. Au même instant, Louisetle entre parla gauche, première poite.) LOUISETTE.

Tiens! il me semblait entendre... (Apercevant le gâteau.) Ah! mon gâteau!... et une belle rose dessus!... c'est ea qui est joliment distingué ! ... ce bon Godolphin ! .. . comme il m'a ime I (On cnlend un rire sonore Ii la canlonado.) C'est Madeleine!...

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