XXVI PRÉFACE DE L'AUTEUR
nité mécanique, • celle qui colle ensemble des fragments juxtaposés. Les collections que l'unité mécanique agrège paraissent se tenir et ne se tiennent pas.
Tout au contraire, les parties d'un tout que TUnité organique vivifie et consacre se tiennent en vérité. Mais quelquefois elles ne paraissent pas se tenir.
Les travaux qui composent ce volume vont tous au même but, par des routes différentes. Inspirés par un souffle unique ils n'ont qu'à suivre ce souffle, pour aUer en leur lieu, et c'est à ce souffle-là que je les abandonne. Ce lieu, c'est l'Unité : VUnlié qui(e$t le cachet âiiWVâ), Qu Beau et du Bien, posé sur chaque brin d^herbe, et sur chaque sphère céleste.
Le Christianisme parle sans cesse de l'Unité, et l'Êpithëte de ^nam est une de celles que l'Ëglise se donne à elle-mëine dans le Credo. Et remarquez en passant que l'Église ne proclame pas seulement ison Unité, mais qu'elle la chante, parce que l'Unité est le caractère de la Loi et le caractère de la Gloire. L*Unité véritable et vivante adroit^auchant etauicri> car elle est le battement même ducceunr.
L'Unité, tel est done, dans. le fond sinon di^ns la fori^B, le sujet de cet ouvrage.
Ce livre est un essentiellement, et c^it)^:^ accidentellement « Son Unité consiste à i présenter partout les 4i^ppli»cationsde^Ia même Vérité|«t à en suivre, dans^la Vie, dans la Science, dans l'Art, les reflets et les symboles. J'ai voulu montrer la Vie, la Science et i'Ârt comme trai$ mir,oirBoù soreflètB 4e. même visage, comme trois branches du. même arbre, comme .trois articlestde la même loi. .
Unité xlansi'ordte naturel.
Unité dans l'ordre surnaturel.
Cette cauvre ay.ant j)our , ^sseaqe l'Unité organique, qui est son principe, son centre etsa fin, Je n'ai pas voulu eibtamer l'Unité vraie par une tentative d'unité fausse..«Aya»t l'Unité . rée lle^ je n'ai ,pa$'VO»lu la sacrifier 4 J'uaité.i|p-
parante. ^Au mépiÎB àa BBfédnrâme, j*ai esfivjré de pl«r cer la Vie, la Science et l'Art sous le rayon -de irUniHé oatgBaàcfSQ, J^espèrQ iteo lOonypriB par tuas 'l»s tesprita
Un mot encore, non sur ce livre lui-même, mais aurles circonstances où je le publie.
 rheurexbii ije parle, il y a quelque chose d'étrange et de terrible à parler/Entre le moment où j'écris et le moment où vous lirez, que se passera-t-il? Le sôcret de Dieu est entre ma plume et vos regards. La destinée de ce livre dépendra des événements que l'avenir garde. Le nuage qui porte la Foudre est audài secret qu'il est terrible. Ce qu'il garde est bien gardé. La situation actuelle du monde est un mystère. Dans le voisinage de ce mystère, je m'étonne de parler. Quand le poids de l'air, quand les tourbillons de la poussière, quand la couleur du ciel et de la terre, cette couleur particulière qui précède l'orage, quand ces signes se produisent, un certain silence se fait non-seulement sur les hommes, mais aussi sur les animaux, j'allais dire sur les plantes. On dirait que la sève circule plus silencieusement sous récorce des chênes menacés, et les oiseaux n'osent plus faire entendre leur voix légère. Une certaine obscurité oppresse leurs petits cœurs.
Cependant, aux noces de Gana, au moment où la Toute- Puissance allait agir dans l'indépendance de sa souveraineté, les échansons ont jeté dans les urnes cette eau célèbre qui avait été choisie pour devenir tout à l'heure du vin. Les échansons avaient fait une petite chose, en versant de l'eau. Mais ils avaient fait une grande chose, en apportant le con-