ALDERMA^'N , froublé
Comment . . . comment . . . Monsieur ... . ( aux nnfres pTfonnages.) Eloignez-vous un peu , ]e crois qu'il vful me faire des aveux, {bas à John Good.) Voyons, Monsieur, qu'entendez-vous par ces paroles ambiguës ?
JOHN GOOr».
Moi, monsieur l'Aldermann.... rien du tout.
l'ai-dermann.
Si fait, si fait.
Ail ! c'est une vieille histoire que vous connaissez , et que je veux me donner le plaisir de raconter à tout le monde avant d'aller coucher en prison.
l'auîermann.
En prison.. . . Soyez tranquille. ( à part)A\\\ mon di<;u! mon dieu ! où me suis-je fourré !
MARGUEBTTE, Se rapprochant.
Eh! bien, monsieur l'Aldermann , vous allez donc le faire conduire.
l'aldermann.
Non pas ; . . . non pas.. . . diable.. . . il vient de me dire des choses qui changent furieusement la thèse. Allons , doucement.
Air : Kaud. de l'Ecu de six francs.
Pour ma prudence , on me renomme ;
Trop d'empressement n'est pas bon,;
3'ai vu souvent un honnête homme
Que l'on prenait pour un fripon (bis,')
JOHN GoOD , avec intention.
Oui , mon cher Aldermann , en soiume , ]e crois que vous avez raison ; Car un jour je vis un fripon Qu'on prenait pour un honnête liomme.
l'aldermann , a part.
U m'a regardé !. . .
JOHN GOOD
Monsieur l'Aldermann n'a plus de questions a me f^xire?
l'aldermann, avec crainte.
Dieu m'en garde, vos réponses sont d'une force . . . d'une précision.
MARIR.
Tiens, il n'a rien dit pourtant'
i-'aldfrmann.
Jemeplaisà reconnaître votre innocence, voire pouvoir..
L'Homme vert. E
FANNY
Allons , on lui fait des complimens a présent, et il n'y a pas cinq minutes qu'on parlait de le pendre. l'alpermakn.
Voilà le sublime de la justice. ( On entend frapper trois coups dans la main. ) Hein ?
MARGUERITE
Qu'est-ce que cela ?
JOHN GOOD
Vous êtes étonnés Mais vous qui savez si bien tout
ce qui se passe , monsieur l'Aldermann, vous avez sans doute pris vos mesures ?
l'allebmann.
Comment, monsieur. . . Est-ce qu'il y aurait du danger. . . J'avoue que je ne sais comment expliquer ce bruit à pareille heure.
JOHN GOOD
Du danger? oh! non il s'agit tout simplement d'enlever ▼otre future,
FANNY
Mol!
l'aldermaniv.
Ah ! par exemple c'est un peu fort.
JOHN GOOD
Vous ne pourrez pas l'empêcher.
l'aldjîriviann.
Ah ! vous croyez.
JOHX GOOD.
Je vous dis qu'avant une heure elle ne sera plus en votre pouvoir.
l'aldermann.
Pour le coup nous allons voir, je suis là et quand
tous les diables s'en mêleraient ( On repèle le signal. )
marguerite.
Encore.
JOHIN' GOOD , à part.
Williams doit être bientôt de retour.. . . ( Il ouvre la porté /jui donne sur la cour. )
l'aldermann.
Ah ! mon dieu! que failes-vous donc?
JOHN GOOD
Chut. (^ il frappe trois coups dans la main") cachez vous.. . . et quand notre homme paraîtra...
LALDERMAINN
Oh I je n'y vais pas par quatre chtminS; soyez tranqulll*
je m'empare du séducteur, et je vous le coffre sur-lechamp.
JOHN gÔod.
C'est çà, faites votre devoir , je vais faire le mien. ( IL souffle la lumière , et s^ échappe par la porte du fond. ) (// fait nuit. )