SCENE XXIII
Les Mêmes, JOHN GOOD, WILLIAMS, plusieurs Gardes marines.
WILLIAMS, qniVa entendu.
Doucement , doucement , ne coupez les oreilles de personne ; je vous ramène vot' sorcier et toute sa compagiîle.
l'aldermann.
Ah ! bon , voici du renfort.
EDWIN
Me direz-vous , monsieur le faquin , de quel droit on ose m'arrêter ?
JOHIV OOO0.
De quel droit? oh! vous voulez savoir... c'est juste... monsieur l'Aldermann , voyez un peu dans votre poche: il poun'aity avoir certain papier. . .
l'aldermann.
Sans doute! ... un ordre que j'ai reçu. (// (ire un papier.)
JOHN GOOB.
Lisez.
l'aldermann.
A la requête etc.
JOHN GOOD
Passez j allez au signalement.
L.*ALDERi>iANN, regardant alternativement le papier et Edwin.
Hum! hum! que vois-je? mais c'est là mon homme, et moi qui l'avais sous la main.
Je suis pris.
l'aldermann.
Ah ! vous ne payez pas vos dettes, et vous voulez enlever nos jeunes lllles. . . en pi-ison , moi , je ne connais que ça, en prison.
edwin.
Des de: les, moi?
l'aldermann.
Eh ! parbleu ! je sais lire. . . A la requête de la famille de lord Selmour , justement à notre ancien seigneur. . . ça me regarde) en prison sur le champ.
FDWIN.
En prison ... un gentiliomme , un barotinet !
JOHN GOOn.
Iln'y aurait qu'une ci: constance qui pourrait vous sauvei*«
i'aLDE'IMANN.
Ail ! à la bonne heui e . . . s'il y a une circonstance.
JOHN GOGD.
SI , par exemple , la pt-rsonne cbargée de,vous arrêter avait mérité elle-même de l'eire.
l'aldermann.
Comment? comment?
JOHN GOOD
C'est une supposition.
Ah ! çà , entendons-nous , que diable , vous embrouiller les choses , il n'est pas question de moi.
JOHIN GOOD.
Peut-être, il est teras de rendre justice à tout le monde; écoutez-moi : 11 existe dans ce village une jeune fille qui Ignore sa uaissanceet son nom ; son père , contiant dans la délicatesse d'un magistrat , dans la reconnaissance d'une femme qu'il avait comblés de ses bienfaits , leur a laissé des droits dont ils out abusé. Eloigné de sa fille , ce bon père a jeté sur elle, à son dernier jour , un regard de tendresse ; il avait en Amérique un ami (idèle , un neveu qui lui devait tout. Il lui assura une pai tie ds sa brillante fortune à la seule condition de passer les mers et de venir défendre les droits de sa fille. Cette aimable personne est l'héritière reconnue de Lord Selmour; ses arèts dans l'étendue deNovenhall deviennent sacrés. C'est à elle de décider du sort de ceux qui l'ont si cruellement trompée. Prononcez, miss Selmour.