‹ L'homoeopathie exposée aux gens du monde et réfutation des objections queChapitre 4 sur 10 · PROFESSION DE FOI · texte numérisé non relu

PROFESSION DE FOI

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Le choléra sévissait dans Paris , des milliers de viclimes avaient déjà disparn, la stupeur régnait partout , les médecins, étaient consternés , et oependam , ils ne s'étaient point endormis à l'approche de l'épouvantable fléau ; ils avaient dévoré à l'avance tout ce qui avait été écrit pour le combattre ; mais que faire , avec des armes si faibles., contre un si terrible adversaire ? On était mort presqu'en même temps qu'on était frappé , et les secours les plus rationnels en apparence, retenaient y à peine pour quelques heures , une vie qui semblait avi^e de s'^échapper. Moi aussi , ds^ns ces jours de désespoir et d'épouvante , je payai à l'ennemi commun le plu3 amer tribut I, je vis périr entre mes bras une épouse chérie i tous mes soins et les secours empressés de deux confrères dévoués, ne purent rien pour la sauver.

C'est dans de pareils momens que le médeçi^ rentrant en lui-même , et considéraut la nullité de ses. ressources , ne pourra s'empêcher de. gémir sij^r spn impuissance »

mais bientôt, relevant la tête, et sortant de son abattement , il s'écriera , brûlant d'une ardeur nouvelle , en se souvenant de sa noble mission : « Non^ non , je ne •f languiraipas dans une honteuse mais commode pa- 91 resse; Fétude doit être ma çie^ fespérance de sou- « lagerflies semblables fera, seule battre mon cœur, « toutes les peines que je me suis données jusqu'ici ^ «f je les oublierais à V instant y si j' entrevoyais dans « de longues veilles un perfectionnement à mon « art, »....

Tel était à peu près le noble élan qui soutenait mon courage, quand le hasard fit tomber entre mes mains la lettre admirable du docteur Desguidy^ de Lyon , aux médecins français , sur VHomœopathie (i) , suivie des moyens homœopathiques de guérir le choléra et de s'en préserver {p). Cet écrit fit sur moi la plus vive impression : je brûlais de répéter les expérieikce» de

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(i) Le mot Homœopathie e%i (Composé de deux mots grecs, qui signifieut Affection analogue; c'est sous ce nom qu'fTaAne-' tnann désigne la doctrine médicale qu^ij a icréêe* Son pHn^cipe fondamental consiste à donner pour guérir ufie malaflî^ quelconque, la substance qui, administrée à Tindividu sain , dé?e-. lopperaît chez lui des symptômes se rapprochant le plujs possible de ceux qu'on veut combattre.

' (i) Les personnes qui ont mis àTépreuTe krs sublimes ressources de VHofn4»opatàd€9 auront peine à croire que la lettre en question,' contenant tous les documens nécessaires pour guérir les cholériques, ne fixa pas même Tatlenlion de l'Académie de médecine, qui n'ex-, périmenta rien de ce qu'elle conseillait, et se borna à envoyer un froid remerctmentà son auteur philanthrope. La brochure fut enfouie dans les cartons, et l'épidéq^ie, qu'on ne satait comment combattre, continua ses ravages tant qu'elle voulut.

(7) Hahhemakk ; je ma procurai donc immédiatement les: traductions des ouvrages de ce grand homme, VEacamen, de rHomœopathie par le docteur Bigel, et je m'ahonnai à la Bibliothèque homœopathique, imprimée à Genève;^ Dès lors /je consacrai à l'étude de cette science nouvelle pour moi , tous les momens dont je pus disposer. .

Depuis trois ans je m'étais adonné au traitement desi maladies chroniques par l'électricité ; j'avais étudi^ sous les yeux du savant Girardin, à qui je succédai plus tard., et il m'avait transmis les prpcèdés ingénieui: qui avaient fait sa réputation. Grâce aux leçons de ce maître habile, j'obtins dans des cas très graves des succès que les moyeps ordinaires de la médecine, si nuls contre les maladies chroniques , refusant constam** ment. Plus heureux encore maintenant , il est r^re que j'aie recours à l'électricité, car l'homœôpathie offre de^. ressources si grandes et si variées, que je triiite uni** quement avec elle presque tous les malades qui viennent chez moi dai;is l'intention de se faire électriser.

Quelques cas cependant, tels que VaffaibUs$em€ini général chez les "vieillards^ la surdité ^ certaines affec^, lions des yeuoc , réclament encore les appareils électriques; mais j'ai reconnu, par expérience , que les^ maladies nen^jeuses ^ les gastrites chroniques ^ les rhumatismes^ les paralysies jet plusieurs autres affec^ tions graves que je soumettais souvent avec succès au fluide électrique , cèdent plus promptement aux remèdes homœopathiques. .

Pour donner une idée de la supériorité de Vhomœo- • pathie sur les autres doctrines médicales > il suf&t de dire que les homœopathes de tous les pays se sont unanimement accordés sur le choix des remèdes propres à combattre le choléra y et d'après un relevé exact ,

H est prouvé que ces médecins ont guéri neuf malades sur dix atteints de cette terrible maladie. Quelle différence dans la pratique des médecins ordinaires ! tous étaient d'avis différens , et tous perdaient leurs malades» heureux quand par hasard un sur vingt échappait à la mort , ce qui ne peut dépendre que d^une idée complètement fausse sur la maladie , ou du choix de remèdes tont-à-fait impropres à la guérir.

Mes premiers essais homœopathiques ayant été très heureux, j'ai mis d'autant plus d'ardeur à étudier cette science ,* que je connaissais la nullité des ressources de l'ancienne médecine dans beaucoup d'affections qui sont désignées comme cédant facilement aux remèdes de Hahnemann. Bientôt ma confiance en leur efficacité â été telle , qu'il y a déjà plus d'un an, je n'ai pas hésité à les administrer seuls contre un croup violent et une fièvre cérébrale fort grave qui s'étaient manifestés chez mes enfaûs. Ces deux affections redoutables ont 6té guéries en quelques heures sans émission sanguine.

Quand un médecin n'emploie pour traiter les personnes qui lui sont les plus chères que les moyens qu'il préconise, il peut parler hautement de sa profonde conviction , et tous ceux qui le verront en agir ainsi contre toutes les idées médicales généralement admises et qui étaient aussi autrefois les siennes , ne manqueront pas de penser que des faits bien concluans , vus par lui , de ses propres yeuoc vus^ ont seuls été capables de lui donner cette pleine confiance.

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