‹ L'honnête fermier [microforme]Chapitre 32 sur 52 · SCENE XI, M. DE VERVILLE, MARGUERITE · texte numérisé non relu

SCENE XI, M. DE VERVILLE, MARGUERITE

M. DE VERVILLE

Ton mari m'étonne, Marguerite. Je savais bien que c'était un homme plein

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d'honneur et de droiture ; mais lui trouver des sentimens si élevés dans la profondeur même de Pinfortune, je l'avoue que Je ne m'y serais jamais attendu.

MARGUERITE

Je l'ai toujours vu comme vous le VOYEZ»

monseigneur. Îl ne cherche d’abord, dans les affaires, que le parti de la Justice ; et, quand il la trouvé, il le prend pour le soutenir envers et contre tous, à commencer par lui-même. Au reste, il n’est que ce qu’il doit être.

M. DE VERVILLE

L'est vrai. Mais quoi ! dans la position où il se trouve réduit, ne pas balancer un instant !

MARGUERITE

Oh ! vous ne le connaissez pas. [lnous verrait ous sans pain, plutôt que d’avoir le moindre reproche à se faire ; il n’en serait pas plus étonné. Jamais son courage ne l’abandonne. Il se joue de la fortune, encore plus qu’elle ne se joue de lui.

M. DE VERVILLE, Tu dois donc bien l’aimer, Marguerite ?

MARGUERITE

Ah! monseigneur, si je l'aime! Eh !

que serais-je devenue sans ses consola- H3

To

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