MARGUERITE, JEANNETTE, LOUISON
MARGUERITE, lirant de la corbeille une grosse pièce de viande froide, et la portant sur la table, tandis que les enfans debout, dans une contenance joyeuse, autour de la corberlie. la parcourent d’un œil avide, en passant la langue sur les lèvres.
Vorra ce quis’appelle un morceau de prince ! On voit bien que mouseigneur n’y
a rien épargné.
LOUISON, à Jeannette.
Tiens donc, ma sœur, regarde. C’est comme une galette bossue. Cela sera bon, je crois.
JEANNETTE, à Marguerite, tandis qu'elle porte le pâté sur la table.
Sais-tu ce qu’il y a dedans, ma mère ?
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MARGUERITE
Non, ma fill. Les gens de la ville ont tant de choses que l’on ne connait pas à la campagne !
LOUISON
Ce doit être un brave homme, ce monseigneur, de nous rendre tout notre bien, .de nous donner des vaches, et de nous ap- Porter encore des friandises ! Jeannette, il faudra faire couver nos œufs, et. lui porter
les poulets.
JEANNETTE
Ah! qu’il me tarde ! Je voudrais qu'ils fussent déjà gros et gras. Je ne sais ce
que je ferais pour lui, tant je l'aime !
LOUISON
Je vais lui cueillir un joli bouquet de mes
plus belles fleurs.
| MARGUERITE
C’est bien, Et toi, Jeanntte, il faut l’occuper un peu de ménage. Va couper proprement du pain, ettu me l’apporteras.
Je veux que monseigneur voie que tu entends un peu à conduire une maison.
JEANNETTE
Oui, ma mère. (Elle sort avec Loui- $ün) sise
MARGUER
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