CHAPITRE Ÿ
Des adjectifs déterminatifs.
377.— De tous les odjectifs de nombre, il n'y aque - 4) vingt, cent et mille qui soient süsceptibles de prendre .la marque du pluriel. , ;
Vingt et cent ne prennent un s que lorsqu'il y a plusieurs fois vingt ou cent, et qu’ils ne sont -point suivis d'un autre nombre: on écrit donc avec # quatre-VINGTS hommes, deux CENTS fräncs, et sans $ quatre-VINGT-érois. hommes, deux CENT quatre francs. * : Le ; … 878. Cependant si vingé et cen£ ne sont que des abréviations des nombres ordinaux vingtième, centième, ils ne prennent. dans aucun: Cas le signe du pluriel, parce
8, 20 homme ime 8e porte ure, de canon pârle, on
bligeant ;
rit, de cœur
SO qu’alors il n’y a qu'une seule chose exprimée. Quand 1 nom COM- |. je dis, ce passage est au chapitre quatre-VINGT, cetle dé- De couverte ‘se fit l'an huit CENT, je ne parle que du seul ue d'un 1 : chapitre gaatrotinghens: que de la seule année’ huit U re st . centième. Qe serait différent si je disuis, l'ouvrage se ee: GURE divise'en quatre-VINGTS chapitres ; de telle époque à telle m devient - autre, il y a huit CENTS ans Pr la qua- | 379. — Mille s'orthographie des trois: hanièrgs suik vantes : | ue | ‘ mbre s’em- . ° Mix, lorsqu'il est question, du millésime, c.-à-d. t de DEUX, de la date ordinaire deg années: la ‘révolution de MIL RE huit cent trente s'est opeñée en trois jours. Rien ne peut eh GE À justifier la bizarrerie de cetie orthographe. 1 Fr ga, avec À go Mie, pour signifier dix fois cent: dix MALRF ant, Anéri- ] ‘ hommes, déux MILLE francs ; dans ces deux cas, éorives
ini, travail toujours sans s.
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MILLE, au singulier, MILLES, au pluriel, pour exprimer une mesure itinéraire, c.à-d. une longueur de /4 chemin: ce cheval a parcouru trente MILLES en deux | :
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l à F ‘à heures. de : ; [ siû 1 880.— En général, il faut supprimer les ‘adjectif À ‘| en 4 | ; possessifs, lorsque le sens fait assez connaître l'objet À © on: L! possesseur. Au lieu donc de dire, J'ai mal à MA main ; “ch: 1 droite, je me suis coupé MES ongles, dites, j'ai mal à LA leu | main droite, je me suis coupé LES ongles. Nous disons en gé- 1. œu ‘1 néral, parce qu'il y a des cas où l'adjectif possessif, bien ue. ; lo que redondant, est de rigueur, comme dans exem- ne ‘15 ples: fous les ans, les animaux perdent LEUÉ ; poil, la Dee ‘15 ule chante a rès avoir pondu SON œuf; ‘deptis quelque P Pouce chante ap ; ; z des Lo temps, je fais mal Mes digestions, etc., quoique les ani- | EE maux ne perdent d’autre poil que le leur, qu’une poule k ne puisse pondre l'œuf d’une autre poule, et que jene UE ch | fasse d’autres digestions que les miennes. Re r Ue . der * On trouve même dans l’Académie, lavoir de quoi | Li metre sous SA dent ou sous LA dent, cet ‘enfant Jfait 8Es mé RL: dents, nous étions mal à NOTRE aise, etg/ | EM per 118 381. — Notre, votre, leur, avant ün/ nom, veulent ce . On El. nom au singulier ou au pluriel : À En. ose Rs kW Au singulier, 1° lorsque l’objet possédé ne peut, par on sa” nature, avoir de pluriel: c'est à LEUR prudence, à ces LEUR sagesse que vous devez ce résultat ;° 2° lorsqu'il n’ex- hp ‘© lo prime “ istinétement qu'une. seule personne ou: une’ "sit seule chose: tous les hommes da cette compagnie sont“ dé voués à LEUR capitaine, les habitants d'une commune ont : D" po | Jour premier magistrat LEUR maire. : , l doi |. Au pluriel, lorsque l'objet possédé exprime une idée ça: \ de pluralité: es soldats de cette compagnie. sont dévoués : h à LEURS oficiers. : Ve P 382. — Toutefois, dans certains cag, et lors même | qu'il y a idée de pluralité, l'Académie met indifférem- le ment le singulier ou le pluriel: elle -évrit : 14es enfants | au doivent du respect à LEUR père, à LEUR mère, à LEURS pa- bn
rents ; des lettres à LEUR adresse ou à LEURS s A
ouailles connaissent la voix de LEUR pa
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ES en deux 6 4
es adjectifs
ître l’objet
à MA main ; À
disons en géssessif, bien
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> peut, par prudence, à
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> une idée ont
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les enfants | LEURS par
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ei SELON L'ACADÉMIS.
HB8eT] ést même des cas où i! faut absolument le sin-
&ulier : e’est quand l’objet possédé présente un sens au ./ Siügulier, et au pluriel ün autre sens. \Îl faudrait dire, / en mettant le singulier: Zes' poules chantent lorsqu'elles ”.on£ fait LEUR ŒUF, parce qu'ici l’idée est.que les poules. chantent, non après avoir fait tous les œufsique la nature Jeur a donné de pondre, mais châque fois qu’elles font un
œuf. ; NX . 384.— Son, sa, ses, leur; leurs, sont toujours régulière-
È : meñt employés lorsque l’objet possesseur est un‘nom de
personne : les hommes sensés mettent LEUR devoir au-
dessus de LEURS plaisirs. | ne 385.— Mais lorsque l’objet possesseur est un nom:de
chose; l’emploi de son, sa, ses, ne peut avoir lieu que dans
. deux cas :
1° Lorsque cet objet possesseur est le sujet de la même proposition, comme dans éét exemple : ce vin a
perdu 8A couleur, où Pabjet possesseur vin est le sujet.
On dira de mêïñe, ces roses ont conservé LEUR fraîcheur ; chaque chose a 8ON bon et SON mauvais côté, etc. Mais
on ne pourrait dire, #7 n'y « qu'un'instant que j'ai cueilli
ces roses, et déjà LEUR fraîcheur a dispäru, parce que
l'objet possesseur (les roses) n’est pas le sujet de la propo-
sition où se trouve leur. .
2 Lorsque l'objet possédé est le régime d’une préposition : la terre, par SON mouvement dé rotation, nous donne successivemeng le jour gt la nuit ;. la langue frangaise a dans SES formes, SES tours, SON harmonie, une physionomie distincte et libre.