‹ L'honneur d'une femme [microforme]Chapitre 178 sur 190 · FLAT · texte numérisé non relu

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244 LA GRAMMAIRE

roi a réuni lelle province À là couronne; cette administration a été. réunie À telle autré ; on voulail empêcher cette : province de.se réunir À tel royaume ; j'espère me réunir À lui pour le reste de mes jours. (Atad.) (1) 5 £. | R£uniR, dans le sens de posséder, ne demande ‘ancune préposition : RÉUNIR Les talents et les vertus; Le mérite et les grâces. = . 157—SAIGNER DU NEZ a deux acceptions distinctes > au propre, il signifie perdre du sang par le nez; et, au figuré, manquer de résolution, de courage dans Foccasion: 42 ft d'abord le , er ne puis il SAIGNA-DU NEZ. RE, :

SAIGKER, tirer du Sang en ouvrant la veine, prend indifférem-

; ment à ou de: saigner DU‘ bras, DU pied, A La gorge, A la nuque. (Acad.) Fed t es ° 758:—SOUPIRER prend indifféremment après ou pour : il y a: longtemps qu'il soupire APRÈS celte place; il ne soupire que Pour les richesses.) : ne SoüPIRER, au figuré, est quelquefois actif, mais en poésie seule- - ment: SOUPIRER ses peines, 3es douleurs, ses ennuis, ses malheurs. Acad.) : i , « ; 759.—SUCCOMBER SOUS 3e dit des charges, des fardeaux Sous lesquels on.ést accablé : ce crocheteur SUCCOMBE SOUS Le poids # son fardeau ; ce mulet SUCCOMBERA SOUS sa chärge ; et, au figuré, “ce ministre BUCCOMBE SOUS. le fuir des affaires ;'ce vieillard suc- COMBE SOUS Le poids dés années. : i Succomeer A, c'est ne pouvoir résister, cest céder à: à suc- COMBERA A la douleur, À la tentation. (Acad.), s , ‘ 760.—SUPPLÉER QUELQUE CHOSE, c'est ajouter à un objet ce qui y manque poür faire le compte. Si je paie à un marchand cinq aunes d'étoffe, et qu’il ne m'en livre que quatre, il doit .; suppléer la cinquième aune, c'est-à-dire l'ajouter. ‘ PE ES SUPPLÉER A QUELQUE CHOSE, c'est réparér ‘le manquement, le défaut, la pénurie d'yne chose par une autre : ils ont SUPPLÉ£ AU :\ nombre par la valeur ;-son mérite SBUPPLÉAIT AU défaut de sa nais- :* sance. | à s SUPPLÉER QUELQU'UN, c’est tenir sa place, le représenter, faire. ses fonctions : ai vous ne pouvez venir, je vous SUPPLÉERA (Acad) * Suppléer À quelqu'un ne se dit pas. \e À 61—TACHER, TACHETER. Tacuer, c'est salir, faire une +tache: vous avez taché votre habit; cette dame À racnf sa robe ; et, au figuré, à né faut qu'une mauvaise action pour TACHER La plus le vie. / !

: Tacagrer ne se dit guère que des taches qui sont sur la peau des animaux, et de celles qui composent le dessin d’une étoffe : Za «girafe est un animal TACHETÉ de la tête aux pieds ; un: chien blanc

st ii

TACHETÉ de noir ; une éloffe d'un fond jaune rAcHeTÉ dé rouge.‘

(1) C'est donc à tort qu’un gramairien Suivi refuse la préposition à au verbe réunir.

"SELON L'ACADÉUTE,

762 —TARDER Pr indifféremment à ou &; ” mais l'usage, + : dit l'Académie, Ca tarder à; on a trop TARDÉ À envoyer ce secours. 7

Cependant, employé impéribnrieliement, il ne prend que de: #00

me TARDB DE vous voir ; il me TARDE D'achever mon ouvrage. *: 1 763.—TFNIR À QUELQU'UN, c’est lui être attaché par inté- :h

rèt, par amitié, etc. TENIR À ses ariciennes connaissances, À quel. FA

qu'un par. des liens de parenié. - M ‘20 On dit aussi dans Je même sens, tenir à quelque chose. (Acad). 0 TENIR DB QUELQ on, C’est avoit les mêmes qualités, le même

caractère que cette personne : # fait secrètement le plus de bien qw'il

peut ; en cela, il TIENT DE.son père. Cet enfant TIENT DE sa mère ;

comme elle, il est doux et bon.

On dit dans le même sens, tenir de quelque chose, c'est-à-dire “42

participer de quelque chose: cette architecture TIENT pu gothique; . |

ministration « été.

vince de.se réunir ste de mes jours.

‘aucune préposi- :s grâces. es 8 distinctes : au , au figuré, manft d'abord lu.

prend ‘indifférem- Orge, A la nuque.

s Ou pour: y a:

joupire que POUR .ce style TIENT. DU “Dürlesque ; ;: sa démarche TIENT DE la Jolie ; de. F0 mulet TIENT DE âne et du cheval, (Acad.) +. 60 en poésie seule: 164. —UNIR 6u AVEC 8e d'sent indifféremment: UNIR ‘un F0 uis, ses malheurs. mot À un aufre Ou AVEC un autre. (Acad.) = |: 0 epepdänt on l’emploie le plus souvent avec la préposition à:

es, des fardeaux MBE SOUS Le poids ge ; el, au figuré, ce vieillard Sut-

18 4'Océan À la Méditerrannée, UNISARZ-OUS À nous; UNIssez votre | À la nôtre, etc. ; ce

… Remarques particulières sur divers , rides de mots,

765—AVOIR L'AIR. L'Académie dit en. substance ; . Si l'a 1 jectif qui suit air se rapporte à ce nom, il faut mettre cet adjectif | au masculin : elle a L'AIR BON, elle a L'AIR MÉCHANT. A

Mais si l'adjectif se rapporte à la personne plutôt qu'au motain cet adjectif prénd le genre et le nombre de cette personne : és

‘ lair'CONTENTE de ce qu'on lui dit ; elles avaient l'air TROUBL EMBARRASSÉES, etc.

:! Comme c'est précisément dans cette distinction qu'est touté ka

& aimé > no ajouterons : l'adjectif ne s'accorde avec le mot air. que | nd ce nom peut être remplacé physionomie : ils ont

t céder à: à suct ajouter à un” e paie à un Marue quatre, il doit . Fe

manquement, le 8 ont SUPPLÉÉ AU :

éfaut de sa nais-'

repré enter, fief.

L'AIR UBPIRITUEL, elle a L'AIR ENJOUÉ, MALIN,| c'est-à-dire ils ont la ‘ ‘:.

LÉERA (Acad. ) ph ionômie spirituelle ; elle a une physionomie enjouée, maligne, * \ | Et-il faudrait dire, ‘ en faisant accorder l'adjectif avec le .| -* \ salir, fâire une + sujet ‘de la proposition, elle a. l'air MÉCONTENTE, FACHÉE, IRRITÉE,' ‘ À

\ TACHÉ sa robe ;

'MAUPAITE, HEUREUSE, MALHEUREUSE, parce qu'ici on pile moinsde r TACHER Je plus at

ë la ionomie que de la personne elle-même.

“En parlant des choses, il faut dire l'air d'être: ce melon a L'AIR D'ÊTRE mûr ; cette soupe & L'AIR D'ÊTRE bonne. 766.— CAPABLE\S USCEPTIBLE. . C’est à tort qu'on a pré- . tendu que, appliqué gux choses, capable ne se dit que quand: il s'ag it d'une 008 de RL comme dans çeite salle est CAPABLS

dé

sont sur lé peau d’une étoffe : a un: Chien blanc CHETÉ de rouge. ‘

1} LE à D 50

[L se dit encûre, lo. de ce qui est en état de faire une ue 3 vofre cheval n'est pas CAPABLE de trainer celte voiture ; ÿ cette digue

mn

i refuse la pré-

ze

+ ol

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n'est pas dApapre de résisler à la violence des flots ; l'espril de l'homme n'esl pas'caragse de concevoir l'infini. "(Acad.)

20 Capasue Signifiéencore qui peul produire [el ou tel effet, amener lel ou lel résullal ; et, en ce sens, il ne se dit même que des choses : celle maladie esl carase de le luer ; un pareil événement esl cAPasue de changer la face des affaires ; celle démarche esl oapaBue de vous nuire, etc. (Acad).

-SusorPTIBLE signifie capable dé recevoir: certaines qualités, cer- * taines modifications : {a malière est SUSCEPTIBLE (de (oules sorles : . de formes ; celle térreesl. susceptible d'améliorations ; un rœur esl suscePTiBLe d'amour el de haïne:-:(Acad.)—Employé absolu-. ment, il se ditd’une-personne qui est facile à blesser : .{{ est fort

SUSCEPTIBLE. (Acad.) LA : : Pr 767.— CONTINU, CONTINUEL; CONTINUMENT, CONTI .NUELLEMENT. Continu et conlinüment diffèrent de continuel

et conlinueHemenlt, en ce que les deux premiers se disent des, choses qui xe sont ni divisées ni interrompues, depuis leur com-- * mencément jusqu’à leur fin ; et que conlinuel et continuellement 8e disent aussi de cellés qui sont interrompues,' mais qui recom- .. mencent souvent et à de. courts intervalles: j'ai écril contint- . ment de dix heures à quatre heures, c’est-à-dire sans interruption ; .c'esl'un pays,où il pleul conlinuellement, c'est-à-dire presque ‘toujours. (Acad.) AR ; ‘ 168: —DIFFÉREND, DIFFÉRENT, Il faut écrire par d, différend, nom commun qui signifie débat, contestation : il s’est élevé un DirrfrexD entre eux ; il faul vider ces nirrÉrenns.

Différen!, adjectif qui signifie dissemblable. s'écrit avec ! :

. DIFFÉRENTS aw/erirs onl lrailé celle malière. (Acad)

- 169.—DIGNE, INDIGNE. Digne’se dit du bien et du mal:

» Test viexe d’eslime, Diane de mépris. :

. Diens, avec une négative, et 1NDIGNE ne se disent que du

bien: il es! iNbiene d'un lel honneur, il N'esl PAS pienz de votre amilié. (Acad) …

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