Les noms qui finissent en aïi/ se forment au
Pluriel par uns: un éventail, des éventails ; un gouver-
nail, de fouremat ; Un portail, des portails. “
438.—II n’y a d'exceptions que les cin suivants: bail, corail, émail, soupirail, vantail et travail, qui font baux, coraux, émaux, soupiraur, vantaux et travaux. Ce dernier à aussi le pluriel 4 vails, et dans deux cas :8] lors-
.:. 44.— Ait, espèce d’oignon, a aussi deux pluriels : ails et aux (Acad.). ‘Des ails plaît plus à l'oreille que des aulr.
: 6? Les trois noms dieul, ciel, œil, ont aussi un double pluriel : aieul fait au pluriel aieuls, lorsqu'il signifie grand-père : mes AÏEULS paternels, mes AÏEULS maternels. |
AÏeuL fait cieux dans deux cas: 1 lorsqu'il se dit de ceux qui
pes
ont vécu dans les siècles passés : ©était La mode chez n08 AÏEUx ;
au pluriel Péue où
nos AïE aient plus simples que‘ñous ; 2° pour désigner ceux .
de qui lon descend : ce droit lus viend' de ses AïRux. (Acad.) ‘Nora. Écrivez aing avec e aiïeule, pour signifier grand-mère :
mOn AÏEULE paternelle, mon AÏRULE Maternelle. Cist fait au plugiel céeis et cieux. On dit un ciel, des cjels,
‘. Quand il s'agit de c@ts de lit ou de limitation du ciel, sôit en, :
Peinture, soit\en tapisserie : Les CIELS réu mal en tapis- ‘+ #erie; ce peintre fait bien les cIELS. Dans tous les autres cas, il . faut cieux : limmerisité des cieux, Le TOYaume des cIEUX, etc. Œire fait au pluriel yeux : des yeux noirs, des Yeux bleus.
Yaux, ajoute:t-elle, se dit de certains vides, de certains trous . quise trouvent dans la mie du pain, et dans lusieurs espèces
LS
Pâux ou
it excepter au, noyau, au s'écrit
rment au h gouver-
ts: bail, nt baux, ‘Ce der- &1° lorsou d’un ines par .
d on- lea
's et aulx
pluriel :
re: , mes | Ceux qui | »
$ AÏEUX ; 1er ceux d.) ° id-mère :
7 ciels,
soit en
n lapis- S Cas, il
le hom
5 trous |.
espèces
“. SELON L'ACADÉMEE, 17
de fro d'ysux. Îl se dit encore des boutons qui paraissent sur une tige d'arbre : tailler à deux vaux, à trois veux, .
. 45. — REMARQUE. — L'Académie conéerve le & au pluriel des noms en ant ou en ent ; elle écrit dono, Les enfants, les parents, les instants, les talents, etc.
46.— Nous ferons remarquer que l'usage autorise aussi à écrire, en supprimant le. { au pluriel, les mêmes noms, lorsqu ils sont formés de plus d'une syllabe : Les enfans, les parens les
tnstans, les talens. | Et s'ils n’ont qu’une syllabe, le £ se conserve : les vents, les gants, les dents. La première de ces façons d'o
thographier est toute logique, la seconde n’a pour elle que lé : Caprice de l’usage. . ,