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110 . LA GRAMMAIRE LS A ; & . 7 298-=- Exemrue est du masculin dans toutes ses acceptions i Les bons exemples, conduisent plus efficacement à La vertu que
les préceptes; ce mañtre d'écriture fait de beaux, de jolis exemples
à ses élèves (ACAD.)
-299.— Fouprs, feu du ciel, est féminin: /a foudre sillonne *
des nues. Cependant en poésie et dans le style soutenu, on le fait quelquefois du masculin: étre frappé du foudre, expirer sous les foudres vengeurs. (Aoan.) Maisudre est toujours masculin, 10 dans un foudre de guerre, c.-à-d. un grand général ; un foudre déloqueuce, c.-à-d. un grand orateur; 20 et dans la représentation que les peintres et les sculpteurs font de la foudre, lorsqu'ils la donnent pour attribut, soit à Jupitgr, soit à quelques” armes, etc. : un foudre ailé, les armes l'empire français étaient une aigle tenant un foudre dans ses serres. (ACAD.) ; er.
800.— Gens veut au féminin les adjectifs ou les participes qui le précèdent, et. au masculin ceux qui le: suivent: ce sont de Jines gens, voilà des gens bien fins: de fort dangereuses gens, des -gens fort déngereur, quelles gens ! L’adjectif
.. tout fait exception : tous les gens de bien, tous les honnêtes, tous
les braves gens. (Acan.)
Cependant, s'il se trouvait un adjectif entre tout et gens, et‘
| que cet adjectif eût une terminaison féminine différente de sa
%terminaison masculine, tout et :cet adjectif se mettraient l’un
et l'autre-au féminin: foules ces bonnes gens, toutes ces vi-
laines gens, toutes les vieilles gens. Mais on dirait en mettant
out au masculin, fous les habiles gens, parce qu'au masculin et
au féminin, l'adjectif 4abiles a une même terminaison. (Acap,) . Ce n'est pas tout encore. Le mot gens, suivi de la préposi-
- tion de et d'un nom de profession. ou d'état, est toujours mas-
©. Culin: certains gens d'affaires et non certairits gens. (AGAD.) . 801.— Hymne, chant d'église, est. du féminin: une belle
hymne; dans’ ses autres acceptions, il est du masculin: un
hymne national. (AcaD.) .
302.— Oran est du ‘féminin: de belle orge, de belles orges, excepté dans ces deux expréssions: orge pelé, orge gondé, (Acap) | ee ni +
303.— Lorsque les noms de professions d'hommes, tels que peintre, ministre, auteur) etc., sont donnés à des femmes, il faut leur laisser le genre masculin : madame de Sévigné est un auteur distingué; madame Deshoullières est un poëte aimable. ; 4 LI
+ De certains noins considérés sous le rapport du pluriel,
804 oique, en général, les noms propres ne
L °: k & mia Le, re à D LRQ Se em
. met indifféremment:le second gu singulier ou au pluriel :
Muile d'amande, pâte d'amandes, ete.
MELON L'ACADÉMIE. rie 111
s'emploient guère qu'au singulier, il est quelques cas, cependant , où ils expriment, dés idées de pluralité, comine quand nous disons, les deux Rousseau, les deux Corneille, ete. ie :
* Mais ils ne prennent la marque du pluriel que quand ils sont employés comme noms communs, -c.-à-d. lorsqu'on les donne à des personnes qui ressemblent par Je inérite, les vertus ou les vices, à ceux qui les ont
“portés. ‘On écrira donc sans le signe du pluriel, es : 0) . \deüx ‘Cicéron ne se sont pas également illustrés ; les 4 ‘ deux Rousseau se sont rendus célèbres, parce que ces —
noms Cicéron et Rousseau représentent les personnes
: : mêmes ainsi appelées. | ‘4 805.— Et on écrira avec le signe du pluriel, 4s | - Alexandres, les (Césars, les Napoléons, les Ci
En .
- seront: toujours rares, c.-à-d. des hommes semblableg à \ Alexandre, à César, à Napoléon, à Cicéron. - "7" ; 306.—L'Académie écrit avec s au pluriel les noms .Suivants, que notre langue a empruntés de la langue latine : des altos, des bravos, des duos, des trios, des fac- : tums, des folios, des factotwms (prononcez factotome) (AoAD.) ; des numéros, des opéras, des pensums (prononcez pensome) (ACAD.) ; des récépissés, des reliquats, des spécimens, des zéros, des impromptus où tmpromptu, des accessits ou des accessit. Nous pensons qu’on peut y ajouter des albums. V
”807.—Et sans le Signe du pluriel: des alibi, des ali À
méa, des duplicata, des errata, des in-folio, des in-quarto,
des in-octavo, des quatuor, des post-scriptum, des qui. ‘À
proquo; des vivat, des pater, des ave. | ee
S 308.—Les mots d’une nature invariable, tels que les si, * “les car, les oui, les non, ete., ainsi employés sous la forme du substantif, ne prennent pas la marque du pluriel.
1 faut y joindre les noms des notes de musique qui com- U
posent la gamme: des wf, des ré, dés mi, etc. et 309.—Lorsque d&ux noms sont unis par de, comme dns gâleau d'amande, sirop de groseilles, l’Académie .
pavillon couvert. d'ardoise, maison de brique ou de briues, compoté. dé poires, de pommes, graine de chou,
Fe CU ot ' : Fes
LA GRAMMAIRE
310.—I1 y a des noms qui ne g'emploient qu'au singulier : “ sont le bonheur, l'activité, le zèle, la prudence, l'éternité, etc. ; d’autres qui ne s'emplojent : - qu'au pluriel, comme- les ancêtres, les “entrailles; les matériais ; ls maurs , les pléurs, les ténèbrés, etc. ;: ee les apprendra. Nr
Des noms un ne : ê 5 |
/ 811.—On appelle collectifs des noms qui, tout étant, :
/ au singulier,, expriment une collection, c'est-à-dire nn.
/ certain nombre de personnes où de choses, tols sont
|. une multitude, une foule, une tnfinité, une qyipe une ; Foi un grand nombre, etc. \.
On en distingue de deux sortes : les collectifs générai |
| let les collectifs partitifs.
312,—Un appelle collectifs généraux ceux qui expri-
ment un certain tout, mA collectifs partitifs, coux qui *
| n'expriment qu'une p: qu'un. nombre indéterminé. : Quand je dis: lé nom des personnes invitées était de : : | vingt, ce collectif, Le: nombre, est général, pârce qu'il ex- . prime la totalité des personnes invitées ; un grand nombre ‘de personnes invitées à ce bal nes Y ésentèrent pas; ES ; ici ce même collectif, nombre, est partitif, parce qu’il n’exprime plus la totalité, mais seuleinen une partio des personnes invitées.
813. — Il importe de ‘savoir faire cette distinction, attendu quo le collectif générg/ est le mot essentiel de ‘la phrase, c:à-d. celui auquel se “rapporte, le verbe ; tandis que le collectif partigif n’y a qu'uneiile tance, sa valeur corres WT.
.. verbes, peu, beaucoup. es règles sont sal E. . Ex.—La f ule, la altitude des curieus ‘UT E S
par la troupe, qui ouÿrit un passage a roi. Ii la mA ti tudle, exprimant un certain tout, est un collectif
ut'ä.ce collectif et non au u mot curieux. en
À dienit: Une foule de curieux, partieuli Ses
emmes el d'enfants, RESTA une-partie sur ace publique ; ici encre il s'agit d’un
is dites, ne foule, une multitude de femmesse .
T MÊLÉES aux HAINE, o.-à-d. ane |
M RES She Li ca a ln ES 59 on Ne 90 € +
ucun -nom écrivent ce mot de telle manipre:
#ént que le bonheur est dans la ri SE pent ; : t ne faut pas que plusieurs pâtissent pour un seul ; plu sieurs tiennent, prétendent, s'imaginent\.…. (Acap.) Tels sont les deux principes généraux dès côllectifs : mais nous : croyons d'autant plus utile d'insister sak ce point délicat, et jusqu'ici bien imparfaitenient traité, que hous lisons dans une grammaire, dernièrement encore la plus kuivie de toutes, des principes nouveaux bien étranges (1). ,
: 77 me je
(1) Le vérbe (dit M. Chapsal) précédé d'un collectif qui a pour complément la -prépôsition & et.un substantif, s'accorde avec celui des deux mots (collectif ou substantif) qui frappe le
. plus l'attention, c.-à-d. celui aëquel on- attribue principalement
l'action ou l'état,
+ Pour ne pas. nous rendre compliæ de la faute de français
que commet ici l’auteur en posant sa règle, nous sommes
obligés de faire remarquer qu'on ne saurait, comme il le fait,
attribuer une action ou un état à un mot, à un assemblage de
lettres. Cette réserve faite, apprécions sa règle en l’appliquant ;
elle se réduit a ceci : Er As {" Choisir entre le callectif et le nom qui le suit celui des deux:
Qui frappe le plus l'attention, et en faire le sujet du verbe.” : Puis M. Chapsal nous donne les trois exemples suivants:
4 ler Ex. LA’ MOITIÉ des passagers n'AVAIT pas la forte de «inquiéter du danger-—QÜun élève ait à écrire cette phrase
wi
- l'exemple de sa grammaire.
rs
ous la dictée, armé de la régle qui précède, il se dira : est-ce la moitié, seraient-ce les passagers qui n'avaient pas la force de s'inquiéter? Quant àCet être moral La moilié, comme ji! existe pas, il ne peut avoir la faculté de penser, de réfléchir, de s'inquiéter, or, faisons accorder le verbe avec les passagers. En céla, l'enfänt aura raisonné trè-juste, et comme le, lui prescrit le précepte, néanmoins il sèra en contradiction avec
2e ex.: La plus grande parti du bois qui à été coùpé n'a po dé nnûLÉS :— L'£LÈve : Est-ce la partie, est-ce le bois qui
Les ‘collectifs qui donnent le plus souvent lieu à des interprétations diverses, et dont l'emploi présente. le
plus de difficultés sont 1° wne troupe, une nuée, le nom- TA
. bre, la quantité; 2° la moitié, le tiers, le quart, le cin- vic …, … . quième, le dixième, le vingtième, etc. : une dizaine, une “ un Me douzaine, une centaine. : Nous allons donner des exem- : est
ples sur chacun d'eux. Pi 1
«Les collectifs Za troupe, une troupe ; la nuée, une nuée ; va
le nombre, un nombre; la quautité, une quantité, em. Ce
ployés däns leur acception propre ou exactement figurée, sont collectifs généraux, qu'ils soient du reste précédés de Le, la, les, ou de un, une.
1° UNE TROUPE. — Au propre, on péut dire d’une
troupe qu'elle ouvre la marche, qu’elle la ferme, qu’elle pénètre, qu'elle -se porte fa avant, en arrière, qu'elle , court, qu'elle arrête quelqu'un, qu'elle. s'arrête elle- ‘ : même, etc., etc. Aussi faut-il dire, une TROUPE de vol- D ligeurs OUVRAIT la marche, une TROUPE de grenadiers la FERMAIT; c.à-d. un corps, une compagnie, un détachement ouvrait, fermait la marche.
‘4 Une TROUPE de voleurs nous ARRÊTA.
Une TROUPE d'assassinsPÉNÉTRA chez lui.
gouts brûle? Pour la partie, je ne vois pas que ce soit un combustible ; quant au bois, je sais très-pemgnemment qu’il brûle et s'enflamme. Or faisons accorder le participe brûler avec le bois. M. Cnarsa : Ce raisônnement est faux, voyez mon exemple. 3e ax.: LA QUANTITÉ de fourmis était si grande, qu’elle DÉTRUISAIT {ous les biens que l’on ‘confiait à la terre.— L'fLÈève: Est-ce l'être quantité qui détruit les biens de la terre? Ne . Seraient-ce pas plutôt les fourmis? Quant à l'être quantité, je ne vois pas que ce soit un insécte rongeur ; incontestablement cette fois ce sont les fourmis— M. CuarsaL: Rien a'est plus faux,
.., voyez donc mon exemple.— L’ÉLève: Alors j'y renonce, et je
ie ne saurais m'empêcher de dire que si les exemples me donnent tort, Za règle me donne complètement raison.
‘ Remarquez qu'un mauvais plaisant serait en droit d'ajouter : puisqu'au lieu des fourmis, c'est LA QUANTITÉ, LÉ NOMBRE qui * ronge, qui mange, qui détruit, s’il résulte de 1à quelque malaise, quelque indisposition, c'est le nombre qui souffre; et si la mort s'ensuit, c'est lui qui succombe: heureux insectes, pourra-t-il s’écrier, de par M. Chapsal, vou voilà décrétés éternels.
En voilà assez pour montrer ce que vaut cette règle; nous ne dirons pas si les éxemples qui l’appuiént sont réguliers ou
non; PASSONS, | É
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