SCÈNE XIV
Les Mêmes, JAKMAN.
sta robert, il Jakman. Monsieur, j’ai fait part à miss Amély de vos recherches...
elle s’eu trouve honorée et consent dès ce jour à devenir votre femme.
jakman . Il serait vrai !...
(Moment de silence.)
amély, avec dignité. Placez-vous à cette table , monsieur, et écrivez ce que je vais vous dicter .
JAKMAN. Mais...
sir robert. Que signifie...
amély , avec calme. Ecrivez, monsieur, au nom de la loi dont vous ôtes l’interprète. ( Sir Robert a jeté sur elle un regard terrible , elle continue sans s' émouvoir.) Moi, Amély Lowbarn, usant du droit accordé à toute personne majeure de disposer librement de son cœur et de sa main, je déclare me soustraire à la tyrannie de sir Robert Ashlon, en me plaçant sous la protcctiou immédiate de 1 époux que je choisis.
(Elle présente sa main \ lord Rroghill, qui la saisit avec transport. )
jakman , à part. Comme c’est agréable pour moi !
sir robert. Quoi ! vous osez !
amély , souriant. Ne suis-je pas U fille d’un coquin d’Ecossais? Les Ecossais ont mauvaise tète, mon cousin.
sir robert. Tremblez!...
broghill, se plaçant entre elle et lui. Oabliez-vous , monsieur, que vous parlez A lady Broghill?...
(Cris et fanfares lu dehors: Vive M. Broghill! vive ootfe brave député.)
SIR ROBERT. Lui!... toujours lui !...'
(Les cris se rappiochcnt. )
sir robert. Dieu me damne , je crois qu’ils osent pénétrer jusqu'ici !