MATHILDE, PAUL
paul, après un long temps.
Ma petite sœur!... ma chère Mathilde ! comme tu es devenue belle I
Mais c’est toi qui es beau I... ces moustaches te vont à ravir, sais-tu ? Te voilà un homme tout-à-fait. Il faut que je t’embrasse encore.
pacl, après l'avoir embrassée.
Toi, te voilà une femme, et une superbe femme ! Comme je vais être fier de me promener avec toi dans Paris !
MATHILDE
Et moi donc, monsieur l'officier, au bras d'un chevalier de la Légion-d’Ilonneur !
PAUL
Ah ! vous savez déjà...
MATHILDE
Oui, c’est ce vilain journal qui nous prive du 'plaisir d’apprendre tout ça de toi-même. (Le regardant.) Eh bien ! tu ne portes donc pas fa croix ?
PAUL
J’en attends le brevet.
MATHILDE
Oh! mais je n’en reviens pas... Je ne crois pas encore que c’est toi... nous ne t’espérions que pour demain.
PAUL
Et moi , j’avais trop bonne envie d’arriver pour flâner en roule... Oü est notre mère ?
MATHILDE
Dans ta chambre, à compter les minutes...
PAt’L.
Courons v donc.
MATHILDE
Pauvre mère! Va-t-elle être étonnée !... Et notre père !